ACTE II, SCÈNE VII
Que les neuf mille francs , dans lacté relatés , Ne sont pas dans le sac. lies espèces sont rares : Il faut, pour en trouver, forcer des mains avares, Qui ne s'ouvrent, parbleu! qu'à bon escient.
RU FIN
Voilà.
CHARANÇON
Je vous avais tantôt averti de cela.
JULES
Que m'apportez- vous donc?
CHARANÇON
Cinq mille huit cents livres.
{a Rufin.) N'est-ce pas le total que j'ai lu sur vos livres ?
RUFIN
Oui, vous pouvez compter : bons louis, bons écus. Vous ne trouverez pas une obole de plus.
iules, a Rufin.
Il faut que votre argent produise et vous rapporte, Je Je sais; mais, ma foi! cette usure...
CHARANÇON
Elle est forte.
RUPIN. * w ï .
Infâme!
CHARANÇON, bas.
Eh! tais-toi donc!
rufin, à part.
Il me dit d'appuyer!"
7 o LES QUATRE AGES.
CHAR^KÇON.
Le marché ne doit pas vous firiitf récrier; D'ailleurs, s'il tous déplaît, monsieur est galant hômtme; Sien de fait : sans rancune , il remporte sa somme»
rufi/ï, allant pour prendre le sac.
Donnez.
charançon, lui retenant la main.
C'est qu'il en sait que faire.
JULES
En y songeant, ' Je fois un sot marché ; mais j'ai besoin d'argent.
charançon, avec une fausse bonhomie.
Voyez : dans quelques jours peut-être à meilleur compte En pburrefc^vous trouver. \
JULES
Tu me fais un beau conte!
Il m'en faut sur-le-champ.
CHARANÇON
' Signez, s'il est ainsi.
jules, signant.
C'est, tout considéré, ce que je fais aussi.
Ha çà, mais...
rufin. •
Qu'est-ce encore?
JULES
Avez- vous lu cet acte ?
La date qu'il énonce: est fort loin d'être exacte.