SCÈNE PREMIÈRE
PÉRIANTHE, §UZEVAL.
vJFui, notre empressement nous a mal réussi, Et nous étions chez vous quand vous étiez ici. Pour quelque soin mon gendre est resté sur la route : Il ne tardera pas à paraître sans doute.
Mais à votre discours ajouterai-je foi?
Comment! vous dédaignez un si brillant emploi?
SUZEVAL.
Le dédaigner, non pas; mais, mon cher Périanthe, Ma main en a trouvé la charge trop pesante.
C'est le fait d'un esprit plus jeune et plus dispos; Le mien est de goûter enfin quelque repos.
PÉRIANTHE
Mais pourtant , mon ami , votre âge est le bel âge...
SUZEVAL.
Pour plaider.
PÉRIANTHE
Vous raillez!
SUZEYAL.
Non. Changeons de langage:
Parlons un peu de Tous : oorfirient Ta la santé?
PÉRUNTHE.
Assez bien , si ce n'est quelque incommodité
Dont le retour fréquent me tourmente et m'assiège.
Hélas^ tel est des ans l'ordinaire cortège.
Il faut se résigner.
PÉRUNTHE.
Mais je n'éprouve rien Qu'un jeune homme d'ailleurs ne pût sentir fort bien. De mes infirmités je ne dois la présence Qu'à l'inattention , qu'au défaut de prudence. Maux d'yeux, maux d'estomac, catharres, fluxions, Douleurs, telle est ma part d'indispositions : Vous voyez, au total, que ce n'est pas grand'chose; Qu'il n'en faut pas à l'âge attribuer la cause : Coups-d'air que tout cela, le fait est bien certain. A cela près, je suis très-robuste et très-sain ;
(Il tousse.) Le coffre est bon. Heu ! heu !
SUZEVAL.
Tant mieux!
* PÉRUNTHE,
' ( La paix de lame
Ferait contre mes maux mieux que baume et dictame : Mais... ah!