‹ Les quatre ages: -Scènes du foyerChapitre 12 sur 17 · LE MO^^tMENT DE MOLIÈRE · texte numérisé non relu

LE MO^^tMENT DE MOLIÈRE

Du théâtre bouffon la gaité familière

D'abord a défrayé la toi ve de Molière ;

Son' génie incertain , aux faites se pliant,

Se forme sous le masque et s'essaye en riant.

Mais bientôt ce grand cœur dédaigne un art futile ;

Âui honunes qu^il amuse il voudrait être utile.

En lui deux sentiments profonds ont éclaté .

L'amour vrai de son art et de rhumanité.

11 fera parmi nous monter Tart dramatique

Plus haut que ne Font tu Rome et la Grèce antique ;

Ety de rhiunanité courageux déf(»iseur,

Des vices de son siècle il sera le censeur.

Longtemps ce grand dessein a mûri dans sa tête ;

Rien n'échappe au penseur, tout émeut le poète.

Pour les cJDmbattrc un jour, son âme a médité

Les fatales erreurs de la société :

Il voit le faux dévot, enseignant l'impostuit*,

Au nom de Dieu prêcher une morale impure ;

Le philosophe, au lieu d'éclairer le savoir,

En faire un puits obscur on l'on ne peut rien voir ;

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