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LE MONUMENT DE MOLIÈKE

Mais, le couvrant toujoui's de son pouvoir suprême, Louis est le vengeur du poète qu'il aiine :

A la table royale il le convie un jour.

H fait plus : à Versaille, entouré de sa cour, Avec cette princesse, alors heureuse et belle, Qu'un cri de Bossuet devait rendre immoilellc ' , De Molière outragé, que son grand cœur défend, Sur les fonts de baptême il veut tenir Fenfant ; Et le fils d'mi acteur, njalgré rintolérancc, A reçu devant Dieu \v nom du roi de Franct* !

' Louis XIV liiit sur les fouis haptismaux le premier eufiiiit <>e Molière avec HeorieUe d'Angleterre. Cet enrant, qui portait le nom de Louis, ne vécut pas.

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i'uurtaiit, toujours wi proie à ce conflit brùluiit Qui consumait sa vie et doublait son talent, 11 n'était pas heureux ! car la gloire et la liaiiio Sont un double fardeau qui pèse à Fàme fauniaine. Inité par le monde et jwr la lutte, un jour Il jwursuit, insensé, le bonheur dans ranioui!

Lue entant, gracieuse et belle ', Comme Agnès ou comme fsaltelle,

* Armande Béjart, jeune sœur de Madeleine Béjart, el actrice comme elle de la troupe de Uolière.

LE MONUMENT DE MOLIÈRE bo

Sous SCS regaitls avait gi-aiidi.

Pailout il pJaça sou image, Heureux, eu lui reudaut hoiuujage.

De voir son modèle applaudi.

Toutes ces riantes ligures, Toutes ces jeunes iilles puies, (Ja'urs charmants aux fraîches aniouis :

Lucile, Angélique, Henriette, Folle, aimante, sage ou coquette, C'est elle.' c'est elle toujours!

Elle!., telle qu'il Ta rêvée!...

Par ce grand génie élevée.

Elle excelle aussi dans son ait.

Pour former son intelligence.

D'une mère il eut l'indulgence Et les tendres soins d'un vieillard.

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Il raimait... ce fut sa faiblesse.

Tant de beauté, tant de jeunesse, L'enivrèrent à son déclin.

H lui donna gloire et richesse Pour avoir de Tenchanteresse Un peu d'amour... ce fut en vain!

Li; mariage, hélas ! dont il subit la chaîne, De la naïve enfant fit une Célimène.

Alors plus de repos pour ce gi^and cœur blessé! 11 réglette aujoui^'hui les tourments du passe. Se vengeant du mari, dont ils torturent Fàine, liCs grands seigneurs raillés se disputent sa femme. Sa rage gronde... il veut la chasser... la haïr... 11 pardonne... à l'amour il ne sait qu'obéir! Il souffre î mais toujours son art se développe : Avec sa propre angoisse il fait le Misanihrof^, 11 trempe son génie aux lainines de son cœur ; Son amci-tume éclate en sublime fureur :

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