‹ Les quatre concordatsChapitre 35 sur 40 · CHAPITRE XXXYII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXYII

Commissions ecclésiastiques. — Première députation à Savone.

Il y a eu deuxcommissious ecclésiastiques; i°. En 1809 et 1810.

2°. En 1 8 ri.

La première fut créée au fort des querelles de Napoléon avec le pape : alors la captivité de Savone avait lieu Le pape par sa lettre du 26 août 1809 avait témoigné à M. le cardinal Caprara son éloignement pour accepter l'arrangement proposé par Napoléon, d'après lequel les bulles devaient être délivrées sans la mention de son nom, adressées soit au conseil d'Etat, soit au ministre des cultes, qui par le consentement tacite des parties, auraient eu l'air d'avoir nommé ; cette pièce a été rapportée plus haut: il faut convenir que c'était en soi même un pauvre expédient, et fort dépourvu de dignité. Napoléon tout en montrant le désir de tout pacifier, cependant dérogeait beaucoup comme chef de l'Etat. Lorsqu'il s'agit des droits de celui-ci , il n'y a

pas à capituler; dès qu'ils sont reconnus, ils doivent être maintenus , aucune affection pei sonnelle ne doit être écoutée. Avec une coin aussi attentive qne l est celle de Rome à transformer tout fait en droit, aucune déclinaison de la ligne directe des principes ne peut être admise, sans les plus graves conséquences , pareeque Rome inscrit tout dans ses archives en caractères ineffaçables. Napoléon n'avait pas assez pesé ce qu'il faisait en adoptant cette proposition ; une lueur de paix l'avait frappé et séduit : si à cette époque la commission eût été réunie, elle l'aurait rappelé au maintien des principes et à celui de ses droits.

Les embarras dans lesquels Napoléon s'enfonçait tous les jours davantage, donnèrent naissance à cette commission. Il était à bout de voies. Après s'être retourné en tous sen:- ? il se retrouvait à son point de départ , la même résistance se représentait toujours, et les coups venaient s'amortir sur un roc vif, impénétrable, et qui avait l'air de se raffermir par l'ébranlement même que l'on voulait lui imprimer: car telle est la nature des résistances que L'autorité civile rencontre toujours dès quelle se mêle de religion.

Ne sachant pins comment avancer , ne voulant pas reculer, Napoléon finit par où il aurait dû commencer, c'est-à-dire par appeler des guides qui le dirigeassent sur cette terre dont il se fatiguait à parcourir les profondeurs vagues et inconnues de Lui.

Telle fut l'origine des commissions ecclésiastiques.

Dès qu'elles parurent, elles fixèrent tous les regards, par plusieurs raisons.

i°. La nouveauté de la chose. A cette époque cela était, neuf.

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