IV. Le Sens Spirituel de la. Parole a été ignoré
j'^qu'k présent. Que toutes et chacune des choses qui
^ontdans la nature correspondent à des choses spirituelles,
*^t qu'il en soit de même de toutes et de ciiacune dos choses
lui .sontdanslecorpshumain, c'est ce qui a été montré dans
'o traité du Ciel et uel'Knfkr, N"" 87 à 115. Mais qu'est-
•^^qua la correspondance ï* Jusqu'à présent on l'a ignoré;
Cependant, dans les temps Très-Anciens elle était bien
Connue ; car pour ceux qui vivaient alors, la Science des
Correspondances était la Science des sciences, et si uni-
yepsoUe que tous leurs Codes et tous leurs Livres ont été
'^^rits par Correspondances. Le Livre de Job, quiestunLivrc
^^Ancieas.estpleinde correspondances. Les Hiéroglyphes
es Egyptiens, et au.ssi les fictions fabuleuses de 1 /vutiquité,
^ 'urentpas autre chose; toutes les Eglises Anciennes fu-
*^ntdes Églises lleprésontativesdes Célestes ; leurs rites, et
"'*ssi les .statuts, selon lesquels leur culte avait été institué,
' Insistaient en pures currespondances; de même toutes
*^choses do l'Église chez les lils de Jacob ; les Holocaustes
'es Sacrifices, avec tout ce qui y avait rapport, étaient
tout
Correspondances; pareillement le Tabernacle avec
i ce qu'il ronfermail ; puis aussi leurs Fêtes, telles que f'te des azymes, la Fête des tabernacles et la Fête des "lices ; de même le Sacerdoce d'Aharonet des Lévites, 'issi les Vêtements de Sainteté d'Aharonet de ses fils;
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"Zi DOCTRI.NK DK LA NOL!VK[,LE .lÉRt'SALEM
(le plus, tous les Statuts et Jugements qui concernaient leur culte et leur vie. Or, comme clans le monde les Divins se manifestent par des correspondances, voilà pourquoi la Parole a été écrite par de pures correspondances ; c'est pour cela que le Seigneur, parce qu'il parlait d'après son Divin, parla par des Correspondances, car ce qui vient du Divin tombe dans la nature dans des choses qui correspondent aux Divins, et qui alors renferment dans leur sein les Divins qui sont appelés Célestes et Spirituels.
21. J'ai su que les hommes de la Très-Ancienne Église, qui exista avant le Déluge, étaient d'un génie si céleste, qu'ils parlaient avec les Anges du Ciel, et qu'ils pouvaient parler avec eux par les correspondances ; de là l'état de leur sagesse devint tel, que tout ce qu'ils voyaient sur la terre, non seulement ils y pensaient naturellement, mais encore en même temps spirituellement, aussi par conséquent conjointement avec les Anges. De plus, j'ai su que Chanoch, dont il est parlé dans la Genèse, — V. 21 à 24, — et ceux de sa société, recueillirent de leur bouche les correspondances, et en transmirent la Science à leur postérité, d'où il arriva que la science des Correspondances fut non seulement connue, mais encore cultivée dans un grand nombre de Royaumes de l'Asie, surtout dans la terre de Canaan, dans l'Egypte, l'Assyrie, la Chaldée, la Syrie, l'Arabie, àTyr, à Sidon, à Ninive, et que des côteS maritimes elle fut transportée en Grèce ; mais là elle fut changée en récits fabuleux, comme on peut le voir par les écrits des plus anciens Auteurs de cette contrée.
22. Mais lorsque les Représentatifs de l'Église, q*^' étaient des Correspondances, eurent été, avec le temps» changés en idolâtrie et aussi en magie, cette Soienoej d'après la divine Providence du Seigneur, tomba successivement dans l'oubli, et chez la nation Israélite et Juive elle fut entièrement perdue et anéantie. A la vérité, le culte de cette nation consistait en pures Correspondances, et pal" suite était représentatif des choses célestes ; mais néan' moins les Israélites et les Juifs ne savaient pas ce qu^ ^^ culte signifiait ; car c'était des hommes tout à l'ait naturels) et par suite ils ne voulaient et ils ne pouvaient rien savoi
SUR L KCRITURE SAINTK. Z-)
Je.s Spirituels, ni par conséquent rien des Correspondances.
23. Si, dans les temps anciens, les Idolâtries des Nations ont tiré leur origine de la Science des Correspondances, cela vient de ce que toutes les choses que l'on voit sur la terre correspondent ; ainsi, non seulement les arbres, mais encore les bêtes et les oiseaux de tout genre, et aussi les poissons, etc. Los Anciens, qui étaient dans la Science des Correspondances, s'étaient fait des images qui correspondaient aux choses célestes, et trouvaient du plaisir à voir ces images, parce qu'elles signifiaient des choses qui appartenaient au Ciel et par suite à l'Eglise, et en conséquence ils les plaçaient, non seulett^ent dans leurs temples, mais aussi dans leurs maisons, ^on pour en faire des objets d'adoration, mais pour rappeler à leur souvenir la chose céleste qu'elles signifiaient ; de là, en Egypte et ailleurs, il y eut, en image, des veaux, des bœufs, des serpents; puis des enfants, des vieillards, des vierges, parce que les veaux et les bœufs signifiaient désaffections et les forces de l'homme naturel; les serpents, la prudence de Thommo sensuel ; les enfants, l'inîiocence et la charité ; les veillards, la sagesse ; et les vierges, les affections du vrai, et ainsi du reste. Quand la Science des correspondances eut été oblitérée, les descendants commencèrent à adorer comme choses Saintes les images et les simulacres placés par les Anciens, parce l^^i ils les trouvèrent dans les Temples et près des Temples, et enfin aies adorer comme des Divinités. Il en fut de même chez les autres nations ; ainsi, les Philistins dans ^«cilod adorèrent Dagon, — I Samuel, V. 1 à 12, — dont la partie supérieure ressemblait à un homme, et la piirtie inférieure à un poisson ; cette imago avait été in- "^entée parce que l'homme signifie l'intelligence, et lo poisson la science, choses qui font un. C'est aussi de là lUe les Anciens avaient un culte dans des jardins et dans ^'^^ bocages, selon les espèces d'arbres; puisaussi, sur des "Montagnes et sur des collines; car les jardins et les boca- ^^es signifiaient la sagesse et l'intelligence, et chaque ar-
bre
quelque chose de la sagesse et de l'intelligence; par
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