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exemple, l'olivier le bien de l'amour, la -vigae le vrai d'après ce bien, le cèdre le bien et le vrai rationnels, la montagne le Ciel suprême, et la colline le Ciel qui est au-dessous. Que la Science des correspondances soit restée cliez plusieurs orientaux jusqu'à l'Avènement du Seigneur, on peut le voir d'après les sages de l'Orient qui vinrent à la naissance du Seigneur ; c'est pourquoi, une étoile allait devant eux, et ils portaient avec eux des présents, de l'Or, del'Encens et de la Myrrhe, — Matth., II, 1, 2, 9, 10, 11; — en effet, l'Étoile qui allait devant eux signifiait la connaissance venant du Ciel: l'or signifiait le bien céleste, l'encens le bien spirituel, et la myrrhe le bien naturel, tout culte dépendant de ces trois biens. Néanmoins la Science des Correspondancîcs était entièrement nulle chez la nation Israélite et Juive, quoique- toules les choses de leur culte, tous les jugements et tous les statuts, qui leur avaient été donnés par Moïse, et toutes les choses de la Parole, fussent de pures correspondances : cola venait de ce qu'ils étaient idolâtres de cœur, et par suite tels, qu'ils ne voulaient pas même savoir que quelque chose de leur culte signifiait le Céleste et le Spirituel ; car ils voulaient que toutes les choses de leur culte fussent saintes par ellesmêmes et pour eux seuls. Si donc les célestes et les spirituels leur eussent été découverts, non seulement il les auraient rejetés, mais ils les auraient même profanés; c'est pour cela que le Ciel fut si bien fermé pour eux, qu'ils savaient à peine qu'il y avait une vie éternelle ; que cela fût ainsi, on le voit clairement en ce qu'ils ne reconnurent point le Seigneur, quoique toute l'Écriture Sainte eût prophétisé sur Lui, et eût prédit son avènement ; ils le rejetèrent pour cette seule raison, qu'il leur parlait d'u» Royaume céleste, et non d'un Royaume terrestre ; car ils voulaient un Messie qui les élevât au-dessus de toutes les nations du inonde, et non un Messie qui pourvût à leur salut éternel. De plus, ils affirment que la Parole contient en elle beaucoup d'arcanes qu'ils nomment mystiques, mais ils ne veulent pas savoir que ces arcanes concernent le Seigneur ; cependant il les veulent savoir, quand on leur dit qu'il y est question d'or.
SUR I. KCRITIFRE SAINTE. Zl
24. Si la Science des Correspondances, par laquelle est donné le Sens Spirituel de la Parole, n'a pas été dévoilée dans les temps postérieurs, c'est parce que les Chrétiens dans la primitive Église étaient d'une trop grande simplicité, pour qu'elle pût être découverte devant eux; car si elle leur avait été découverte, elle ne leur aurait été d'aucun usage, et n'aurait pas été comprise. Depuis cette première époque du Christianisme, des ténèbres s'élevèrent sur toute la Chrétienté par suite de la Domination papale; et ceux qui sont sous cette domination, et qui se sont confirmés dans ses faux, ne peuvent et ne veulent rien comprendre de spirituel, ni par conséquent saisir ce que c'est que la correspondance des choses naturelles avec les choses spirituelles dans la Parole ; en effet, ils seraient amsi convaincus que par Pierre il est entendu, non pas Pierre mais le Seigneur comme étant la Pierre, et ils seraient encore convaincus que la Parole est Divine jusque dans ses intimes, et que relativement à elle les décrets du Pape ne sont rien. Après la Réformation, comme on se mit à distinguer entre la foi et la charité, et y- adorer Dieu sous trois Personnes, ainsi trois Dieux qu'on 'niaginait ne faire qu'un, les vérités célestes restèrent encore cachées; et si elles eussent été découvertes, on les aurait falsifiées, et on les aurait employées à confirmer la foi '■^cule, sans en appliquer aucune à la charité et à l'amour; ^insi l'on se serait même fermé le Ciel.
25. Si le Sens Spirituel de la Parole est aujourd'hui dévoilé par le Seigneur, c'est parce que la Doctrine du vrai l'eel est maintenant révélée ; or, cette Doctrine seule, s'accorde avec le sens spirituel de la Parole et aucune autre 'l® peut s'accorder avec lui. Ce sens aussi est signifié par
apparition du Seigneur dans les nuées du Ciel avec gloire <^t puissance, — Matth., XXIV. 30, 31 ; — dans ce Chapitre, il s'agit de la consommation du siècle, par laquelle ^st entendu le dernier temps de l'Église. L'ouverture de Parole quant à son Sens spirituel a été aussi promise ans l'Apocalyse; là, ce sens est entendu par le Cheval ^iic, et par le grand Souper auquel tous seront invités ~^ -XIX. lia 1(S, — Que pendant longtemps le sens spi-
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