‹ Les Quatre doctrines principales de la Nouvelle JérusalemChapitre 26 sur 90 · LO · texte numérisé non relu

LO

lis

lîVl

iftH

kt*î

i*irt

= — og

DOCTRINE IIK LA NOUVELLE JÉRnSALEM

riuicl ne sera pas connu, et que cela sera uniquement dû à l'influence de ceux qui sont dans les faussetés de la doctrine, surtout au sujet du Seigneur, et qui par conséquent n'admettent pas les vérités, c'est ce qui est entendu par la Bête et par les Rois de la terre qui doivent faire ]a guerre contre celui qui est assis sur le Cheval blanc, — Apoc, XIX. 19; — par la Bête sont entendus les Catholiques- Romains, comme dans le Chapitre XVII, Vers. 3 ; et par les Rois de la terre, les Réformés qui sont dans les faussetés de la doctrine.

26. V. Le Sens Spirituel de la Parole ne sera, donné désormais qu'à celui qui est par le Seigneur dans les vrais réels. En voici la cause : On ne peut voir le sens spirituel que par le Seigneur Seul, et si l'on est par Lui dans les vrais réels ; en effet, dans le Sens Spirituel de la Parole, il ne s'agit que du Seigneur et de son Royaume, et c'est dans ce sens que sont ses Anges dans le Ciel; car c'e.st là que réside Son Divin Vrai. L'homme peut violer ce vrai s'il est dans la Science des Correspondances, et qu'il veuille par elle explorer le Sens Spirituel de la Parole sans autre aide que sa propre intelligence; il peut, en effet, par la connaissance de quelques correspondances en pervertir le sens et l'appliquer à conlirmer même le faux, ce qui serait faire violence au Divin Vrai, et au Ciel; c'est pourquoi, si quelqu'un veut ouvrir ce sens par lui-même et non par le Seigneur, le Ciel se ferme, et dès qu'il est fermé, ou l'homme ne voit rien de vrai, ou il tombe dans des extravagances spirituelles. Il y a aussi une autre cause, c'est que le Seigneur enseigne chacun par la Parole, et il le fait par le moyen des véritée qui sont chez l'homme, sans en répandre immédiatement de nouvelles; si donc l'homme n'est pas dans les Divins Vrais, ou s'il est seulement dans un petit nombre do vrais et en même temps dans des faux, il peut par ceux-ci faLsifier les vrais', ce que fait aussi, comme ou le sait, tout hérétique pour le sens de la lettre de la F>ar(^e : c'est pourquoi, afin que personne n'entre dans le sens spirituel de la Parole, ou ne pervertisse le vrai réel qui dépend de ce sens, le Seigneur a placé des gardes qui sont entendus par les Ché-

SUR L ECBITURK SAINTE.

rubins dans la Parole. Que des Gardes aient été placés, c'est ce qui m'a été représenté comme il suit : « Il m'a été " donné de voir de grandes bourses, qui ressemblaient à <t des sacs, dans lesquelles on avait renfermé une grande « quantité d'argent, et comme elles étaient ouvertes, il me '^< semblait que chacun pouvait en retirer l'argent qui s'y « trouvait, et même l'emporter ; mais auprès de ces « bourses étaient assis deux Anges qui les gardaient; '' le lieu où elles étaient déposées ressemblait à une « crèche dans une étable : dans une Chambre voisine je « vis des Vierges modestes avec une Epouse chaste; et " près de cette Chambre se tenaient deux Enfants, il me « fut dit qu'avec eux il ne fallait pas jouer d'une manière « enfantine, mais avec sagesse ; après cela il apparut une '< Femme débauchée, puis un cheval étendu mort. Après •< avoir vu ces choses, j'appris qu'elles représentaient le « sens de la lettre de la Parole, dans lequel est le sens '< spirituel. Ces grandes bourses pleines d'argent signi- <' fiaient les connaissances du vrai en grande abondance ; *' qu'elles fussent ouvertes, et cependant gardées par des « Anges, signifiait que chacun pouvait en tirer les con- « naissances du vrai, mais qu'il avait été pris soin que " personne ne falsifiât le sens spirituel, dans lequel sont « les vérités pures ; la crèche dans l'étable, où les bourses, <' étaient placées, signifiait l'instruction spirituelle pour

* l'entendement; la crèche a cette signification, parce que " le cheval, qui mange là, signifie l'entendement; les « vierges modestes, qui furent vues dans la Chambre '< voisine, signifiaient les affections du vrai ; l'épouse « chaste la'conjonction du bien et du vrai; les enfants " signifiaient l'innocence de la sagesse dans ce+te con- "■ jonction ; c'était des Anges du troisième Ciel, où tous '* apparaissent comme dos enfants ; la femme débauchée '' avec le Cheval mort signifiait la falsification de la " Parole par un grand nombre aujourd'hui, falsification

* par laquelle périt tout entendement du vrai ; la femme " débauchée signifie la falsification, et le cheval mort *' 1 entendement du vrai devenu nul. n

:'-3Ssas^iGàsat&L..

Wirvi-'-'

'''*M>;*"'.~-^ Tfv.iï^.ir *%"»■■ «'^«'i

Page 1