K'I' DU VRAI
^- Que dans chaque chose de la Parole il y ait le
^^'age du Seigneur ot de l'Égliso, et par suite !•» mariage
'en et du vrai, cela jusqu'à ce jour n'a pas été vu, et
pas pu être vu, parce que le sens spirituel de la
'e n'avait pas encore été dévoilé, et que ce mariage
DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM
ne peut être vu que par ce sens. En effet, il y a dans la Parole, cachés dans le sens de sa lettre, deux sens, le sens spirituel et le sens céleste; dans le sens Spirituel, les choses qui sont dans la Parole se réfèrent principalement à l'Eglise, et dans le sens Céleste, elles se réfèrent principalement au Seigneur ; puis, dans le sens Spirituel elles se réfèrent au Divin Vrai, et dans le sens Céleste elles se réfèrent au Divin Bien; par suite ce mariage est dans le sens littéral de la Parole. Mais cela n'est évident que pour celui qui, d'après le sens spirituel et le sens céleste de la Parole, connaît les significations des mots et des noms ; car certains mots et certains noms se disent du bien, d'autres du vrai, et d'autres renferment l'un et l'autre ; c'est pourquoi, sans cette connaissance, ce Mariage dans chaque chose de la Parole n'a pas pu être vu. Telle est la raison pour laquelle cet Arcane n'a point été dévoilé auparavant.
81 . Comme il existe un tel Mariage dans chaque chose de la Parole, voilà pourquoi il y a si souvent dans l^' Parole deux Expressions qui semblent être des Répétitions d'une même chose ; cependant elles ne sont pas des répétitions, mais l'une se réfère au bien et l'autre au vrai, et toutes deux prises ensemble conjolgnent le bien au vrai et, par conséquent, font une seule chose. De là vient aussi la Divinité de la Parole et sa , Sainteté ; car dans toute Œuvre Divine il y a le bien conjoint au vrai, et le vrai conjoint au bien.
82. Il est dit que dans chaque partie delà Parole, il y * le mariage du Seigneur et de l'Église, et par suite 1^ mariage du bien et du vrai, parce que, où est le mariage du Seigneur et de l'Église, là aussi est le mariage du bien et du vrai, car ce mariage-ci vient de l'autre ; en effet» quand l'Église ou l'homme de l'Église est dans les vrais» le Seigneur influe avec le bien dans ses vrais et les vivifie» ou, ce qui revient au même, quand l'Église ou l'hom^ae de l'Église e.st par les vrais dans l'intelligence, le Seigneur par le bien de l'amour et de la charité influe dans son intelligence, et ainsi il y répand la vie.