XVII
^^.bylonea fait boire à toutes les nations du vin de la fureur de sa prostitution, et les rois de la terre se sont ^ prostitués avec elle. » — Apoc, XVIII. 3.
*6w a jugé la grande prostituée qui a corrompu la terre par sa prostitution. » — Apoc, XIX. 2.
prostitution s'emploie en parlant de Babylone, parce
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DOCT/tlNE DE VIE
qu'on entend, par Babylone, ceux qui s'arroecnt la divine puissance du Seigneur et qui profanent la Parole en l'adultérant et en la falsifiant ; c'est aussi pour cela que Babylone est nommée « la mère des prostitutions et des abo- « variations de la teirev. — Apoc, XVII. 5.
La prostitution a la môme signification dans les Prophètes :
« J'ai vu dans les Prophètes de Jérusalem une obstination horrible à commettre Vadultère et à marcher dans k mensonge. » — Jérémie, XXIII. 14.
« Deux femmes, filles d'une même mère, se sont prostituées en Egypte ; elles se sont prostituées dans leur adolescence. L'une s'est prostituée, étant à Moi; elle a choisi pour amants les Assyriens, ses voisins, elle arepandu ses prostitutions sur eux; néanmoins elle n'a point abandonné ses prostitutions en Egypte. L'autre a eu un amour plus corrompu que la première et a porté ses prostitutions au delà des prostitutions de sa sceur; elle a ajou/(; h ses prostitutions; elle a aimé les Chaldéens : les (ils de Babel sont venus vers elle a« lit de ses amours, et ils l'ont souillée par sa prostitution. » — Ezéch., XXIJI. 2 à 17.
Ces paroles concernent l'Église Israélite et l'Église Judaïque, qui sont ici les Olles d'une même mère. Par leurs prostitutions, il faut entendre les adultérations et les falsifications de la Parole ; et comme, dans la Parole, l'Éirypt'' signifie la science : l'Assyrie, le raisonnement ; laChaldée, la profanation du Vrai ; et Babel, la profanation du Bien, il est dit qu'elles se sont prostituées aux peuples de cos contrées.
Il est dit de même de Jérusalem, qui repré.sente l'Église quant à la doctrine :
« Jérusalem] tu t'es confiée en ta beauté, et tu t'es prostituée à cause de ta renommée, au point (jue tu ^ répandu tes prostitutions sur tous les passants. Tu t'es prostituée avec les Égyptiens tes voisins, grands on chair, et tu as multiplié ta prostitution. Tu t'esprost^ tuéeaveclesfilsd'Aschur.Commetun'étaispointsatisfaite de l'être prostituée à eux, tu as multiplié la prostitution jusqu'en Chaldée, la terre du trafic. La fern^^
POUR LA NOUVELLE JERUSALEM
adultèi'e reçoit les étrtingers sous (les yeux) de son mari : tous jMient le salaire à leurs prostituées, mais toi tu as donné des salaires à tous ceux qui t'aimaient, afin que de tous les alentours ils vinsseîit vers toi pour tes prostitutions. C'est pourquoi, prostituée', écoute la Parole de Jéhovah. » — Ézéch., XVI. 15, 26, 28, 29, 32, 33, 35.
On peut voir, dans la Doctrine sur le Seigneur, ^'" 62, ô3 que par Jérusalem on entend l'Église.
Le.s prostitutions ont la même signification dans les passages ci-dessous cités :
Ésaïe, XXIII. 16, 17 ; LVII. 3.
Jérémie, III. 2, 6, 8, 9 ; V. 1,7; XIII. 27 ; XXIX. 23.
Michée, I. 7.
Nahum, III. 4.
Osée, IV. 7, 10, 11.
Lévitique, XX. 5.
Nombres, XIV. 33 ; XV. 39.
Et dans beaucoup d'autres passages.
C'est encore pour cela que la nation Judaïque est J^omméepar le Seigneur Génération adultère. — Matth., ^11- 39 ; XVI. 4 ; Marc, VIII. 38.
A-ijtant l'homme fuit les vols de tout genre comme l'éghés, autant il aime la sincérité.
*'0. Par voler, on entend, dans le sens naturel, non
' 'ilement voler et exercer des brigandages, mais encore
^'<der et priver autrui de son bien, sous quelque préte.\te
" ^ ce soit. Dans le sens spirituel, par voler, on entend
«* '"Ver autrui des vérités de sa foi et des biens de .sa charité.
'^s le sens suprême, par voler, on entend enlever au
Sneur ce qui lui appartient et se l'attribuer, par consé-
T ^nt s'arroger à soi-même la justice et le mérite. Voilà
s sont les vols do tout genre ; aussi ne font-ils qu'un,
nie les homicides et les adultères de tout genre, dont
^te précédemment question : s'ils ne font qu'un, c'est
^6 que l'un est renfermé dans l'autre.
UOOTRINE DK VIK
81 . Lemal du vol entre plus profondément chez. l'homme que tout autre ma], parce qu'il est conjoint à l'astuce et à la fourberie : or, l'astuce et la fourberie s'insinuent jusque dans le mental spirituel de l'homme, où sa pensée réside avec l'enlendement. On verra ci-après qu'il y a dans l'homme un Mental spirituel et un Mental naturel.
82. Autant l'homme fuit le vol comme péché, autant il aime la sincérité ; c'est parce que le vol est aussi une fraude et que la fraude et la sincérité sont deux opposés : en conséquence, l'on n'est dans la sincérité qu'autant qu'on n'est pas dans la fraude.
83. Par sincérité, on entend aussi l'Intégrité, la Justice, la Fidélité et la Droiture. L'homme ne peut, de lui-méoie, posséder ces qualités au point de les aimer parell(3s-inèmes et pour elles-mêmes ; mais on les possède, non par soi, mais par le Seigneur, lorsqu'on fuit les fraudes, les astuces et les fourberies comme péchés, ainsi qu'on l'a vu N"' 18 à 31. Cela s'applique au Prêtre, au Magistrat, au Juge, au Négociant, à l'Artisan, et en général à toute personne dans sa fonction et dans son travail.
84. C est ce qu'enseigne la Parole dans plusieurs passages. En voici quelques-uns :
« Celui qui marche dans la justice et parle avec droiture, qui rejette le gain acquis par extorsion, (qui) secoue ses mains pour ne pas recevoir de présoil^, (q"') bouche ses oreilles pour ne point entendre des (paroles) de sany, et ferme ses yeux pour ne point voir le ma^ celui-là Jiabitera dans les lieux élevés. » — Bsaie, XXXIII. 15, 16.
« Jéhovah ! qui séjournera dans la tente ? qui habiter» sur la montagne de la sainletéP (C'est) celui <ï"^ marche en intégrité et pratique la justice; celui-lài^^ médit point, par sa langue, il ne fait point de mal a son propre compagnon. » — Psaume XV, 1, 2, 3 et suiv.
« Mes yeux (seront) sur ceux de la terre qui sont fidèleS) afin qu'ils soient arer Moi. Celui qui inarche dans l^ voie de l'intégrité me servira; celui qui emploi*^ '^ fourberie ne sera point assis dans le milieu de '"* maison; celui qui profère le mensonge ne restei"'^
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POUR LA NOUVELLE JERUSALEM
point devant mes yeux. Dès l'aurore, j'exterminerai tous les impies de la terre, afin de retrancher de la ville tous les ouvriers d'iniquité. » — Psaume CI. 6, 7, 8.
Si quelqu'un n'est pas intérieurement sincère, juste, 'idèle et équitable, quelque soit son-extérieur ; il est fourbe, injuste, sans foi et sans équité, c'est ce que le Seigneur enseigne par ces paroles :
« Si votre justice ne surpasse celle des Scribes et des Pharisiens, vous n'entrerez point dans le Royaume des deux. » — Matth., V. 20.
Une justice qui surpasse celle des Scribes et des Pha- ''isiens, c'est une justice intérieure dans laquelle se trouve 'homme qui est dans le Seigneur. L'homme peut être dans le Seigneur ; c'est aussi ce que le Seigneur enseigne :
« Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un, cormae nous sommes un. Je (suis) en eux et Tu (es) en Moi, pour qu'i Is soien t rendus parfaits dans l'unité; afi)i que l'amour dont tu m'as aimé .soit en eux et que je (sois) moi-même en eux. » — Jean, XVII. 22, 23, 26.
Il résulte de [ce passage que les hommes sont rendus parfaits lorsque le Seigneur est en eux. Ce sont là les purs ^e cœur qui verront Dieu, et ceux qui sont appelés parl^its comme le Pkre (jui est dans les deux. — Matth., ^- 8, 48.
85. (Jn a dit, M" iSl, que le mal du vol entre plus prolément chez l'homme que tout autre mal, parce qu il ^st conjoint à l'astuce et à la fourberie, et que l'astuce et a lourberie s'insinuent jusque dans le mental spirituel de umme, ovi sa pensée réside avec l'entendoment. Je vais ^ conséqutMice entrer ici dans quelques détails sur le *1ental de riiomme. On peut voir, N° 43, que le Mental ^ homme est son entendement et en même temps sa "volonté.
**6. Il y a dans l'homme un Mental naturel et un Mental P^fituel : le Mental naturel est au-dessous, et le Mental P'i'tuel au-dessus. Le Mental naturel est le Mental de son
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DOCTRINE DE VIE