XII INTRODUCTION
établir son arbre généalogique,. et demande aussi ses historiens.
Ce besoin, nous l'avons dit, est général ; mais autant il s'adresse aux faits historiques, autant il demande à pénétrer dans la vie et les mœurs de la famille que le peuple vient pour ainsi dire de retrouver.
On pourra nous faire observer que des ouvrages spéciaux ont été entrepris dans ce but. Que des hommes d'un immense savoir ont épuisé de longues années d'étude pour exhumer cette vie de nos pères que le volcan révolutionnaire semblait avoir engloutie sous l'anathème jeté par lui sur tout le passé, comme le Vésuve avait fait diparaître des villages entiers sous la cendre
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qu'il leur avait lancée. Mais de même que les antiquaires qui creusent les cendres d'Herculanum pour en extraire de précieux débris, les rangent aussitôt sur des tablettes; de même les antiquaires qui creusent nos chroniques pour en extraire aussi les débris de l'ancienne vie du peuple français rangent symétriquement leurs découvertes dans des pages étiquetées et qui sont de véritables planches de muséum.
Le plus souvent même les ouvrages composés dans ce but n'embrassent qu'une catégorie d'observations; les uns ont pris les lois, d'autres le costume, ceux-ci les monuments, ceux-]à les armes; on a fait des histoires complètes de la coiffure, des histoires complètes de la danse.