I.iv. 20.3 - I-.v,.... f...rcs, Olitcuri
tClS LES QUATRE SERGENTS DE LA ROHHELLE
— Et ce que vous me cachez?
--- Comment! ce que je vous cache?
— Oui, dans quelque tiroir secret.
(Il sonda avec sa canne).
— 11 est bien évident que vous me cachez quelque autre pièce, continua le commissaire; mais je suis entêté et je ne sortirai point d'ici sans les avoir découvertes.
— 11 vous faut absolument votre procès, fit Lagingeole avec amertume.
— Oh ! répondit avec suffisance l'agent de police, mon procès pour outrages aux bonnes mœurs, je l'ai!
— Parbleu ! les figures de cire.
— Mais j'ai le permis de circuler et de montrer ces figures !
— Vous l'avez?
— Oui, portant le timbre de la préfecture.
— Donnez.
— Un instant, monsieur le commissaire; je vais vous le montrer, mais je ne m'en sépare pas.
— Que signifie? Savez-vous que je puis employer la force pour m'en emparer?
— Je sais aussi que j'ai le droit de vous le montrer sans vous le remettre.
— Vous avez l'aplomb de me résister, vous, s'écria l'homme de police d'un ton de menace.
— Promettez-moi de ne pas garder mon permis et je vous le confie.
— Je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous, répliqua le commissaire' en se dirigeant vers la porte.
11 fit un signe et trois gendarmes apparurent.
— Retournez vos poches, maintenant. 11 fallut obéir.
Lagingeole, pâle et les traits tirés par la souffrance, jota sur une table un vieux portefeuille de cuir qui renfermait tous ses papiers.
L'agent de police l'ouvrit sans vergogne, en parcourut toutes les pièces; puis, ainsi que le malheureux saltimbanque l'avait prévu, le mit dans sa poche en disant :
— Je saisis ces papiers.
Il fit chercher dans sa voiture un coffre énorme, apporté à dessein, et il continua à opérer ses saisies en s'emparant des figures de cire.
La victime dévorait sa rage sans mot dire, mais son regard se tournait vers sa femme, qui pleurait dans un coin, et sur Aristide, qui méditait sa vengeance.