‹ [Les quatre sergents de la RochelleChapitre 96 sur 100 · I.iv. i'ri. — t AY.vnc irercj, cjucmicj · texte numérisé non relu

I.iv. i'ri. — t AY.vnc irercj, cjucmicj

— Pardon, monsieur 1« conamissaire, lui dit l'agent, voilà le vagabond que j'ai arrêté.

— Ali 1 bien, lit le magistrat.

Il leva alors les yeux et ses traits prirent tout à coup une expression de profonde surprise.

De son côté, le capitaine ne parut pas moins étonné.

— Sortez, dit le magistrat à l'agent, je vous rappellerai lorsque j'aurai besoin de vous; puis, se tournant vers le prisonnier:

— Comment, c'est loi, Baudouin, dit-il ensuite à ce dernier; malheureux, tu ne sais donc pas que tu joues ta tête.

— Oh! pardon, et si je perds la partie, je ne me ferai pas tirer l'oreille pour payer ma dette. Mais, à mon tour, permettez-moi de m'étonner de rencontrer le lieutenant Groussot, un libéral à tous crins, un patriote convaincu, sur la ûdélité duquel j'aurais regardé comme un crime d'avoir un doute, sous la livrée d'un serviteur des Bourbons?

. — Ah I voilà, fit Groussot; on voit bien que tu n'as jamais été aux prises avec le besoin.

— En êtes-vous bien sûr?

— Quand l'estomac crie, qu'on est sans domicile et sans aucune ressonrce depuis quinze jours, crois-tu qu'il soit possible de résister aux séductions? Penses-tu qu'on peut refuser une place qui vous fait passer tout à coup des extrêmes limites de la misère à une douce aisance? Quand j'ai accepté la position de commissaire en chef à Dijon, je n'avais pas mangé depuis deux jours.

— Un homme d'honneur ne compte pas ses souffrances, répliqua durement le capitaine; il meurt heureux lorsqu'il peut se dire, à sa dernière minute, qu'il n'a pas failli à son devoir.

— Ainsi, tu me méprises, puisque tu ne me tutoies plus?

— Je vous plains.

— Cependant, avoue, Baudouin, qu'il est heureux pour toi que j'aie eu la faiblesse d'accepter un poste dans le gouvernement actuel?

— Je ne vous comprends pas.

— Tout autre, à ma place, te remettrait entre les mains du procureur du roi, et, dame ! ta situation ne serait pas belle.

— Je suppose bien que c'est ce que vous allez faire. Un homme qui a trahi ses frères en sautant à pieds joints par dessus les principes

de toute sa vie ; un malheureux qui a renié ses croyances politiques, la plus sainte de toutes les religions, est incapable de ressentir un mouvement généreux. Faites-moi ouvrir le plus promptement possible les portes de la prison, afin d'abréger le supplice que votre présence me cause.

Groussot fronça les sourcils.

— Prends garde, Baudouin, reprit-il, la patience a des bornes; il serait imprudent à toi de remuer ce que j'ai de mauvais dans le cœur.

Le capitaine haussa les épaules et ne répliqua point.

— Voyons, sois raisonnable, reprit Groussot d'un ton humble, no m'accable pas de ton mépris; au fond du cœur, je n'ai jamais cessj d'être un grand partisan des idées libérales, et, le cas échéant, je saurai toujours rendre service, comme je vais le faire, aux patriotes.

— C'est bien ce qui vous condamne.

— Laissons celte explication de côté et arrivons aux choses pratiques. Un clerc de l'avoué Rambard est venu me dire qu'un individu à mine suspecte venait d'être introduit dans le cabinet de son patron. Or, comme ce dernier est très mal noté et même surveillé sévèrement, j'ai dû envoyer l'agent qui t'a arrêté pour savoir quel était l'homme signalé par le clerc... Sois sûr que je ne m'attendais pas à te voir amener ici; pourtant j'ai des ordres sévères à ton sujet.

— Comment, on a envoyé mon signalement à Dijon? demanda lo capitaine surpris.

Pour toute réponse, Groussot prit, dans un dossier qui' se trouvait sur son bureau, un papier que le procureur du toi lui avait transmis le matin.

C'était le signalement du capitaine, avec la description du costume qu'il portait lorsqu'il était parvenu à s'échapper de la maison du jugo de paix, à Auxerre.

— Regarde, dit le commissaire à Baudouin, et dis-moi ce qu'un autre ferait à ma place.

— Il m'arrêterait, et je suppose que vous n'allez pas laisser échapper cette occasion de prouver votre zèle aux autorités royalistes.

— Tu tiens bien à m'accabler de ton mépris, reprit Groussot d'un luu amer; tu ne parviendras pourtant point à lasser ma patience, et quelle que soit l'opinion que tu aies de moi, tu seras obligé de reconnaître que tu me dois la liberté.

— Oh!...

— Assez, monsieur, fit le commissaire en tirant un cordon de sonnette qui se trouvait auprès de son bureau ; j'ai oublié le capitaine Baudouin et je n'ai maintenant devant moi qu'un roulier arrêté par Erreur.

En ce moment, l'agent de police entr'ouvrit la porte du bureau.

— Vous m'avez appelé, monsieur le commissaire? demanda-t-il.

— Oui; mettez cet homme en liberté. Si vous aviez apporté plus de soin dans l'exercice de vos fonctions, vous auriez pu vous assurer qud. c'est un honnête roulier, qui n'a Commis ni délit ni contravention.

— Pourtant, monsieur le commissaire.

— C'est bien; reconduisez cet homme.

Malgré ses préventions, le capitaine se sentit ému. Son ancien camarade était certainement un transfuge, un traître, un individu qui avait marché sur son drapeau et renié ses principes; mais Baudouin était obligé de reconnaître qu'il lui devait la liberté, c'est-à-dire la vie, et il allait peut-être lui tendre la main pour le remercier, dans la mesure de ses moyens, lorsque l'agent de police lui dit :

— Allons, le roulier, débarrassez le cabinet de M. le commissaire, et, puisqu'il vous le permet, allez voir si vos chevaux ont mangé leur ration... C'est égal, si on avait voulu me croire...

Quand le capitaine se retrouva libre dans la rue, il éprouva une sensation semblable à celle que ressent un homme délivré tout à coup du poids d'un écrasant fardeau.

Il songea aussitôt à sa sœur et à sa cousine, qu'il avait craint un instant de ne pas revoir; puis sa pensée se reporta sur ses amis, qui étaient presque tous sous les verrous.

Un vif découragement s'empara de lui, lorsqu'il se rappela les paroles de l'avoué Rambard... Il fallait faire provision de patience et attendre peut-être pendant de longues années la délivrance.

Pointurier vint augmenter sa tristesse, en lui disant que les personnes auxquelles il avait remis des dépêches secrètes lui avaient re- ' commandé une extrême prudence. Toutes les entreprises de propagande et de manifestations étaient suspendues, et il fallait attendre des temps plus propices pour agir.

On devait quitter Dijon le lendemain, et Baudouin dit à Pointurier

qu'il passerait le reste de la journée au Cheval Blanc, afin de ne pas s'exposer à de nouvelles aventures.

Il y avait peu de monde dans l'auberge, et ne sachant commeni conjurer l'ennui et l'inquiétude qui les rendaient sombres, le voituriei et Baudouin s'étaient mis à jouer aux dominos.

Deux rouliers, un paysan de Genlis et un valet d'écurie s'approchèrent successivement d'eux et finirent par s'intéresser à leur jeu.

Tout à coup, Pointurier dit au capitaine :

— A vous la pose, Stanislas Lebon.

— Voilà, fit Baudouin.

Mais en entendant prononcer le nom de Stanislas Lebon, le paysar dit au capitaine :

— C'est donc vous qu'on appelle Stanislas Lebon ?

— Oui; pourquoi me demandez-vous cela ?

— Oh! rien... histoire de savoir...

Pointurier et le capitaine échangèrent un regard et cessèrent bientôt la partie, que les deux rouliers s'empressèrent de reprendre.

Le garçon d'écurie était retourné auprès de ses chevaux et le piysan avait quitté l'auberge sans rien dire.

Une demi-heure après, une grande fille, au visage enluminé et poîlant le costume de servante, fit irruption dans la salle.

Baudouin venait de remonter à sa chambre et Pointurier fumait dans une mauvaise pipe de bruyère.

— C'est vous qui êles le camarade de Stanislas Lebon? demandât-elle au voiturier.

Oui; vous le connaissez?

— Si je le connais, le gueux, le brigand, lo trompeur de filles; où est-il que je lui crève les yeux !

— Hum! se dit Pointurier, voilà une mauvaise complication.

— Mais parlez donc ! reprit la grande servante en secouant la tête; d'ailleurs, s'il refuse de réparer mon innocence, foi de Sidonie ! je l'étrangle.

— Qu'est-ce qu'il y a donc fait à votre innocence, pour qu'elle ait si besoin d'une réparation? demanda le roulier, essayant de faire rougir M"" Sidonie pour l'engager à se retirer.

— Ce qu'il y a fait; mais des abominations que ça ne peut se raccommoder qu'à l'église, et, comme vient de nio dire mon frè.-ij,

qui était ici tout à l'heure, il faut que cet enjôleur de Stanislas Lebon donne un père à mon enfant.

— Comment, reprit Pointurier feignant la naïveté, il y a un enfant dans l'affaire; bigre, c'est grave... Et vous êtes sûre que c'est Lebon qui vous a causé du préjudice?

— Si j'en suis sûre... même que je pourrais fournir des témoins ; on l'a vu sortir de ma chambre à quatre heures du matin.

Le roulier eut bien de la peine à s'empêcher de rire au nez de la servante, et il cherchait à reconduire, lorsque le capitaine entra dans la salle.

Pointurier entrevit le moyen de se débarrasser de la servante. Les maîtres de l'auberge du Cheval Blanc ne connaissaient pas Lebon, car, on l'a vu plus haut, pour éviter de fâcheuses complications, le roulier avait pris le parti de ne point loger dans les auberges où il descendait habituellement.

— Arrivez donc, Stanislas Lebon, dit-il à Baudouin, voili une demoiselle qui veut vous parler.

— A moi? fit le capitaine.

Le visage de la servante exprima une profonde surprise. — - Où prenez-vous Stanislas Lebon? dit-elle.

— Là, il vous crève les yeux.

— Cet homme qui vient d'entrer?

— Certainement... Il est bien extraordinaire que vons ne reconnaissiez pas l'individu qui vous a séduite.

— J'ai séduit quelqu'un? dit le capitaine comprenant une partie de la vérité. Voilà une singulière nouvelle.

— Mais vous n'êtes pas celui que je cherche.

— Je me nomme pourtant Stanislas Lebon.

— 11 y en a donc deux?

— Ah! je devine l'erreur, repartit vivement Pointurier; mon camarade a un cousin germain qui se nomme Stanislas Lebon, comme lui; c'est sans doute celui-là qui vous a entortillée.

Cette supposition dissipa la colère de M'" Sidonie, et, comme elle aimait beaucoup les beaux hommes, elle jeta un tendre regard à Baudouin.

— Pour sûr, je' changerais bien l'autre contre ce grand-là, ditelle.

— Si cela pouvait se faire, je ne m'en plaindrais pas, repartit galamment le capitaine.

Ce compliment mit fin, d'une façon pacifique, à l'incident, et la belle Sidonie fit des excuses à Pointurier, en l'engageant à loger, à l'avenir, dans l'auberge où elle était en service.

— Hein ! comme on se trompe, dit-elle avant de se retirer. J'avais d'abord l'envie de dire deux mots de mon affaire au brigadier de gendarmerie, qui joue au billard chez nous. C'est un gentil garçon, pas si bien que le cousin de mon brigand, mais très agréable tout de même.

Sidonie lança un nouveau regard à Baudouin et sortit de la salle du Cheval Blanc toute songeuse.

— Enfin, nous en voilà débarrassés, dit Pointurier lorsqu'elle fut sortie.

— Mais gare au vrai Lehon, si elle parvient à le rejoindre.

Le lendemain, à la pointe du jour, le capitaine et Pointurier quittèrent Dijon avec leurs six chariots.

En trois jours, ils atteignirent Besançon, non sans avoir rencontré plusieurs rondes de gendarmerie, faisant la navette entre les villes qui se trouvaient sur leur route.

Besançon était déjà, à cette époque, une place de guerre de premier ordre, et son voisinage de la Suisse avait déterminé le gouvernement à y envoyer un inspecteur de police, accompagné de plusieurs agents de !a sûreté.

Une surveillance fort sévère était exercée sur les étrangers et les voyageurs par ces agents, qui abandonnaient les habitants à la tutelle de la police municipale.

Si on sortait difficilement de Besançon, il était presque impossible d'y entrer sans passer à plusieurs reprises sous les fourches caudines de l'autorité, lorsqu'on n'était pas du pays.

Au lieu d'entrer par la porte d'Arène, où la surveillance était plus sévère encore qu'aux autres portes, à cause de la proximité des casernes qui se trouvent dans ce quartier, Pointurier, qui connaissait Bon Besançon sur le bout des doigts, fil un détour avec ses voitures et se présenta à la porte Battant.

Celte porte était double, comme dans la plupart des villes de guerre, et, en outre, fort étroite.

203â LA CHASSE AUX PATRIOTES

Depuis, elle a été entièrement reconstruite suivant les données de la stratégie moderne.

A l'avancée, il fallut subir la visite légendairement rigoureuse des employés de l'octroi.

On sonda les chargements des chariots, on examina avec une scrupuleuse attention les lettres de voiture et on délivra des passe-debout pour la traversée de la ville.

Pendant que ces formalités s'exécutaient, un homme en bourgeois assistait silencieusement à toutes les opérations ; et il paraissait surtout examiner avec beaucoup de soin les chargements des chariots.

Quand la visite fut terminée, il dit à Pointurier, qui allait reprendre sa place à la tête du convoi :

— Vous êtes sûr qu'aucun homme ne s'est glissé sous les bâches de vos chariots pendant votre dernière étape?

— Absolument sûr; du reste, les employés de l'octroi ont visité tous les chargements.

— ■ Oh ! les employés de l'octroi s'occupent surtout des marchandises qu'on essaie d'entrer en fraude... .•\lIons, passez...

Pendant tout le temps que prit la visite des chariots, le capitaine se tint à l'écart. Il craignait de se trahir si on l'interrogeait sur certaines particularités relatives à la profession de roulier.

Il commençait à se rassurer et ne doutait pas de pouvoir pénétrer en ville sans aucune difficulté.

Mais il se trompait.

Lorsque les six chariots eurent défilé sur le pont-levis et qu'ils se furent rangés sur la petite place qui se trouve auprès de la porte, en dedans des fortifications, un commissaire de police, flanqué de plusieurs soldats du. poste et du portier-consigne en uniforme, vint se placer devant Pointurier cl, Baudouin, et leur dit, de ce ton intraduisible que prennent certains fonctionnaires :

— V^ous venez de Paris?

— Oui, monsieur.

-- Vous avez des papiers en règle, alors?

- — G'est-à-dire que nous avons nos carnets, nos lettres de voiture, les passe-debout de l'octroi.

— Ensuite?

— C'est tout, monsieur le commissaire.

LrS QUATRE SERGENTS DE LA ROCHELLE 2038

11 lo:nbi cji nuciquc iorlo sur lo.s epiulOi do l'officier.

!,:v. '.f>b. — KAV.vr.i. friTC, cditcuri.

— Comment, vous vous permettez de voyager sans passeports régulièrement visés?

— Mais nos passeports, les voilà, répliqua Pointurier en désignant les voitures et les chevaux. ^

Le capitaine appuya son compagnon d'un signe de tête.

— Je me moque de vos chariots et de vos chevaux comme d'une guigne ; qu'est-ce qui me prouve que vous n'êtes pas des conspirateurs déguisés en charretiers?

Le capitaine se mordit les lèvres, mais Pointurier ne sourcilla pas.

— , On peut faire toutes les suppositions, répliqua-t-il. Si je vous disais que vous êtes, l'usurpateur échappé de Sainte-Hélène et déguisé en commissaire, que répondriez-vous?

Le magistrat devint ôcarlate; l'orgueil qu'il ressentit d'être comparé à Napoléon l'humaaisa,

— Pas de familiarités, dit-il, et, si vous voulez que je vous permette de circuler, prouvez votre identité.

— Mais je n'ai pas d'autres papiers que ceux-là; on ne m'a jamais demandé de passeport, pas plus qu'à mon camarade; d'ailleurs, je suis du pays.

— De quelle commune ?

— Du Valdahon, et mon camarade habite Flangebouche.

— Flangebouche, dit un des soldats, c'est mon village.

— Alors, vous connaissez cet homme?

— Le commissaire désigna Baudouin.

— Attendez donc... oui, non, peut-être bien... ,-

— Espèce de brute, ût le commissaire en haussant les épaules. Puis se tournant vers le capitaine, il lui dit :

— Ainsi, vous vous nommez Stanislas Lebon ?

Le soldat, blessé de la façon dont le commissaire lui. avait parlé et voulant montrer son importance, s'écria :

— Stanislas Lebon! mais oui, je le connais.

— C'est bien! taisez-vous...

Pendant ce temps, le portier-consigne, qui connaissait Pointurier de longue date, avait échangé quelques mots avec lui.

— Pardon, monsieur le commissaire, dit-il au magistrat; ces

hommes sont des voituriers de la montagne; je pense qu'on peut leur permettre de circuler.

— Eh bien ! qu'ils s'en aillent; mais s'ils se présentent encore aux porles de la ville sans passeports, je les fais conduire à la place.

— Ça a été rude, dit Pointurier à voix basse au capitaine lorsqu'ils se furent remis en route ; mais nous sommes à peu près sauvés.

Les voitures descendirent l'antique rue Battant, traversèrent le pont de la Madeleine, longèrent la place Labourée et se rendirent au faubourg de Rivotte.

Là, Pointurier alla se loger dans une auberge peu fréquentée, tenue par des jeunes gens, et oîi il n'était pas encore venu.

Comme il était de bonne heure, lorsque les chevaux furent remisés, le capitaine exprima le désir d'aller visiter la ville, qu'il ne connaissait point, mais dont il avait entendu souvent parler.

— Il serait imprudent de sortir de jour dans notre costume de rouliers, lui dit Pointurier; ce soir, nous ôterons nos blouses et nous pourrons circuler dans les rues sans attirer l'attention.

Baudouin se rendit à cet avis.

A huit heures et demie, après une courte viéite à l'arc de triomphe romain, à l'Hôtel de Ville et à l'église Saint-Jean. Pointurier et lo capitaine se dirigèrent vers le palais, espagnol de Granvelle.

Il y avait déjà, à cette époque, dans la partie du palais voisine du jardin, devenu la promenade favorite des habitants, un café fréquenté par les officiers de la garnison.

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