‹ Les Quatre StuartsChapitre 17 sur 39 · LE SOIR AU BORD DE LA MER · texte numérisé non relu

LE SOIR AU BORD DE LA MER

Les bois épais , les sirtes mornes, nues, Mëlent leurs bords dans les ombres chenuc:.

En scintillant dans le zénith d'azur,

On voit percer l'étoile solitaire ;

(1) Vers imprimés dans le Mercure, Voyez la Préface,

A l'occident, séparé de Ja terre,

L'écueil blanchit sous un horizon pur, Tandis qu'au nord, sur les mers eristallines, Flotte la nue, en: vapeurs, purpurines:

D'un carmin vif les monts sont dessinés;

Du vent du soir se meurt la voix plaintive; Et,,mollement l'un à l'autre enchaïnés, Les flots calmés-éxpirent sur la rive.

Tout est grandeur, pompe, mystère, amour :

Et la nature, aux derniers feux du jour, Avec ses monts, ses forêts magnifiques, Son plan sublime:et son ordre éternel, S’élève ainsi qu'un lemple solennel, Resplendissant de, ses beautés antiques.

Le sanctuaire où le Dieu s’introduit

Semble voilé par une-sainte nuit;

Mais dans les airs la coupole hardie,

Des arts divins gracieuse harmonie,

Offre un contour peint des fraîches couleurs De l’arc-en-ciel , de l'aurore et des fleurs.

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