Livre une pauvre ville à d'affreux assiégeants
Grossit l'eau de la Loire et noie un tas de gens.
Quelquefois, comme Horace aiguise un anapeste,
Il termine une guerre au moyen d'une peste,
Ou fait un roi d'un tigre, et se trouve charmant;
Et le monde agonise... — Ah! l'on est par moment
Tenté de lui fourrer le nez dans .son ordure.
Ou de lui crier, — car il a l'oreille dure :
— Tu deviens fatigant, lu deviens pluvieux,
Mon pauvre éternel! prends ta retraite, mon vieux!
Oui, rentre dans ton trou biblique ou druidique.
Cède la place au diable, au singe, à l'homme. Abdique.
Tout autre fera mieux que toi ta fonction.
N'attends pas qu'un titan quelconque, un Ixion,
Un Satan, un Typhée aux cent bras, un Voltaire,
Fasse rafle un beau jour de tout ton vieux mystère ;
Mette au rancart l'azur, les ténèbres, le mal,
Le bien, l'exception avec le fait normal,
Le destin, le hasard, l'impossible équilibre
Du Très-Haut prescient posé sur l'homme libre,
La crèche et le sépulcre, et la prairie en fleurs
Que, sans savoir pourquoi, l'aube inonde de pleurs;
Plume l'oison et l'ange, envoie au linge sale
L'affreux linceul troué de la nuit colossale;
Et prenne brusquement, pour y jeter le ciel,
La terre, le chaos total et partiel.
DIEU l'CLAIJOlJSSI^ PAU Z(MIJ:.
I le .sc|it<Mili'i(iii, iiocliii'iK- sciiliiH'lle, Kl l'ofcaii nuilaiil sa Iciiipèle iHenicllr, l']l II' <'t'(lri' fl riiysopc, cl l'IuM-hc cl le ruisseau, Leur lu»lle aux eliiltoiiiiiers du (aul)our<^ Saiiil-Marceau !