A MON AMI W. B. DE LÉBY
If thoa art worn and hard beset
With sorrows that thoa woaldst forget.
If thoa woaldst read a lesson that will keep
Thy hearth from fainting and thy soûl from sleep.
Go to the woods and hills !—
LOMGFBLLOW.
Li'aatre soir^ sur le pic dont les flancs de calcaire
Ombragent ton manoir.
Pour chasser de mon cœur l'ennui, pour me distraire,
J'étais allé m'assefl^r*
92 LES QUÉBEGQUOISES
Le soleil se conchait^ et son grand disque chanve^
- Se mirant au flot bleu.
Filait à l'horizon doré d'un reâet fauve,
Comme un boulet de feu.
Les champs lançaient alors des milliers d'étincelles
Et; dans le lointain d'or.
Les blés mûrs moUement berçaient leurs tiges frêles
Au vent de* Messidor.
La rivière, à mes pieds, roulant dos ÛQts 4® braise,
A voix basse jasait -, De chaque vître au loin, comme d'une fournaise.
Un éclair jaillissait.
Jamais panorama plus grand et plus sublime
Ne peut aux yeux s'offrir, Et l'esprit du vertige, errant sur cette fcime,
Me faisait tressaillir. .«^
LES QUÉBEGQUOISilS 93
Chaque objet chatoyait. On eût dit, — ô merveille !
Que l'ange Ithuriel Avait éparpillé tout Tor de sa corbeille
Aux quatre vents du ciel !
Soudain je m'écriai d'un ton qui toujours hausse.
Mais le front abattu :
'^ Four admirer encor les beautés de la Beauce,
" Ami, quand reviens-tu î
Août 1875.