LE MONUMENT SAINTE-FOYE
M. 08CAK DUNN.
Iià toute iuimitië B'«ffiic« soiiB In pieitt.
Le dernier Bouffie éteiut U hnlue daDi lea eœ
Et le veut dee «hIucub y mâle la ponBaiire,
Salut à toi, salut, 6 modeste colonne, Qui portes Bar ton front le torse de Bellone , Dontrimmble cliapitean fait courber Le paesaiit, Parle nu cfBUr da poète, avec tant d'éloquence, Et dévaot loi déroule une épopée immense Ecrite un jour avec du sang I
LES QUÉBEOQUOISES I07
Toigonrs j'aime à Tenir, soub un ciel sombre pu rose, Fouler le gazon où ton pied d'airain repose, Jadis témoin de tant de bravoure et d'efforts ; Car là je crois ouïr, dans mes moments d'extase, Indécise rnmeur qui monte de ta base, La voix de tous nos liéros morts ;
Car, comptant un par un tous nos titres de gloire. Sur ton socle je lis toute la belle histoire De mon pays pour qui j'ai souvent maint souci ; Car, dans la voix du vent, dans l'hymnes des fontaines. Dans le chant des oiseaux, dans les rumeurs lointaines Du farouche Montmorency,
Je crois ouïr le bruit du clairon des alarmes. Les éclats du canon, le cliquetis des armes.
Des fiers triomphateurs les cris victorieux Dont les échos lointains exaltent ma pensée.
Ouïr les plus beaux chants de la sainte odyssée De notre passé glorieux !