SUR L'EAU
Babcabollb.
Les flots de la rivière Chantent, ce soir, gaîment...* £ntends-ta bien, ma chère^ Lear doux gazouillement Y La soirée est si belle, Hâtons-nous d'^n jouir ;
Allons, viens ! ma nacelle
Se c&bre pour partir.
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LES QXJÉBECQUOISES* 173
Pour nouB la blonde étoile Allome son flambeau, Le vent gonfle la voile, Fait de l'onde un berceau.
La soirée est si belle, Hâtons-nous d'en jouir. . . .
Allons, viens ! . . . .ma nacelle Se cabre pour partir.
Viens I j^e prendrai la rame,
Riant de ton effroi, Chaque fois que la lame Bondira près de toi.
La soirée est si belle etc.
Ainsi le doux poète Parlait à son amour.
Une blonde ûllette Belle comme le jour.
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174 LES QUé&EeQ'CTOISEâ
La soirée était belle.
Il fallait len jouir,
Mais la barque ouvrit Paile,
Pour ne plus revenir.
Juiu 1871.
à HENRY-WADSWORTH LONGFELLOW
SONNET
Poète, l'autre jour, nos forêts infinies Sentirent sur leur sein courir un doux frisson. L'air piiutauier s'emplit d'étranges symphonies, Efc l'aigle interrogea, du regard, l'horizon.
Et, mêlant ses accorcU anx mâles hannonies Des torrents, chaque oiseaa modala sa chanson, Et d'Avril renaissant les cent voix réunies Frémirent tout à coup comme d'émotion.
Que se passait-il donc I Oui, quelle chose obscure Avait fait tressaillir notre grande nature, Avait rempli d'émoi le monde aérien î
C'est qu'alors, barde aimé dont la lyre ftviue Sut immoi-taliser le nom d'Evangeline, Ton pied s'était posé sur le sol canadien !
Avril 1874.