A UN POETE
SONNET
C'est encore ta lyre, ô barde glorieux !
Elle est toujours sonoro; liarm'onlense et fière ! Tu ne Pas pas, fuyant nos poétique» cieux, Tu ne l'a pas brisée à la rive étrangère.
A répoque où le ciel devient noir, soucieux, Le chantre des bois fuit notre climat sévère ; Mais, quand revient souffler la brise printanière, n reprend ses refrains les plus mélodieux.
196 LES QUÉBEGQUOISES
Oui, c'est encor ta voix pleine de poésie
Qui verse dans nos cœurs le miel et l'ambroisie
Dans les sons ravissants de ton sublime accord !
Oui; lorsque ta main touche à la corde divine, On dirait les accents du divin Lamartine ! — Pour charmer nos loisirs, poète, chante encor !
Août 1871