NUIT DE JUIN
I A MON ÂMI AOHILLS FRÉCHETTE.
ITow dear to me the honr when day-light diee, ^ And BiinbeamB melta long the sileiit sea,
For theu aweet dreams of olher daya ariee.
I Thomas Moobe.
L'ombre sur la vallée a déroulé ses voiles
Comme un noir vêtement ; La nuit^st calme et pure, et mille et mille étoiles
Tremblent au firmament.
C'est Pheure parfumée où s'abattent les anges
An bercean de l'enfant, C'est llienre où l'insensé court à ses plaisirs étranges,
Plaisirs que Dieu défend.
C'est l'heure d'amour où chaque épi doré tremble
Au souffle d'Ariel, Où, dans un long soupir, la terre entière semble
S'élerer vers le ciel.
Le vent ne tresse plus, de sa suave haleine,
Les cheveux de l'ormeau, Ne fait plus babiller la harpe éolienne
Du mobile rameau.
L'écho ne redit plus la plainte de la rame
Sur le flot infini ; L'oiseau ne chante plus ètm tendre épithalame,
Sur le bord de son nid.
LES QUÉBECQUOISXS I99
La rivière endormie ou mon vieux logis mire
L'angle de sou toit blanc, Ne laisse plus chanter, harmonieuse lyre.
Son flot étin celant.
Le rnissau transparent dont la voix-est si douce
Sous les sapins du val, Ne fait que par moments soupirer sur la mousse.
Ses larmes de cristal.
Pas un bruit maintenant dans la nature immense,
Au hameau tout s'endort, Au hameau tout sommeille et repose en silence.
Et moi je veille encor.
Moi, tout pensif, penché sur ma fenêtre ouverte
Aux parfums de la nuit.
Je contemple le long de la berge déserte
Le flot muet qui fuit.
Moi, Iti front dans ma main, abîmé bodb le charme
D'un songe caressé Qui mil aons ma paupière nue brûlante lanne,
Moi je Bonge an pasaé.
yu<U mon ami, je songe h ces jonra de rose
< >ii, la main dans la main, Xiiiis l'Iicmioions tous dens, sans im souci morose,
Dnas le même cbemin.