LES PEUPLIERS DU DOMAINE
Jamais ce souvenir ue peut m'ôtre arraché.
Comme le matelot brisé par la tempête, Je m'y tieus attaché.
Alfbicd de Musset.
Salnti Tieox peupliers qui penchez sur la route VoB longs rameaux fenilloa tout chargés de senteurs. Qui beroec sur ma tête une ondoyante voûte Toute pleine d'oiseaux chanteurs I
46 LES QUÉBECQtJOISES
Oh ! j'aime à vous revoir, à l'époque enivrante Où tout, sous le soleil, d'amour semble gémir ! Oh ! j'aime à vous Te voir, quand la brise odorante Sous ses baisers vous fait frémir,
Car, dans le doux babil de la feuille qui tremble, Dans la chanson du nid sur la branche bercé.
En extase, je crois ouïr chanter ensemble
Les voix suaves du passé. ' ^ '
Un soir,— vous souvient-il ? à la brise jalouse Livrant ses noirs cheveux aux anneaux parfumés. Elle m'avait suivi sur la molle pelouse Qu'ombragent vos rameaux aimés,
L'oiseau faisait entendre un joyeux babillage.,.. Le vent disait tout bas un chant plein de douceur..!. Nous nous étions assis à l'ombre du feuillage. Main dans la niain, cœur près du cœur.
Nous causâmes longtemps sous l'arceau qui crépite.... Oh ! qu'elle était candide, et comme je l'aimais ! ".... Soir dont le souvenir fait que mon cœur palpite, Soir, je ne t'oublierai jamais !
Oui, mes vieux peupliers, à l'époque enivrante Où tout, sous le soleil, d'amour semble gémir. Oui, j'aime à vous revoir, quand la brise odorante Sous ses baisers vous fait frémir !
Car, dans le doux babil de la feuille qui tremble, Dans la chanson du nid sur la branche bercé.
En extase, je crois ouïr chanter ensemble Les voix suaves du passé !