‹ Les querelles religieuses & parlementaires sous Louis XVChapitre 37 sur 134 · II. LA CRISE DE · texte numérisé non relu

II. LA CRISE DE

Et c'est en effet la guerre. Les mandements, les menaces, les lettres de cachet se multiplient. Désireux de s'illustrer, Tencin, archevêque d'Embrun, obtient de traduire devant un concile provincial l'évêque de Senez, Soanen, coupable d'avoir recommandé la lecture du livre de

duesnel. Et Soanen, condamné, est déposé et relégué à l'abbaye de la Chaise-Dieu. Déjà les autres appelants s'attendent au même sort. Mais la sentence d'Embrun produit un scandale tel que la cour, effrayée, interdit à la majorité du clergé, stupéfaite, tout concile et toute déposition nouvelle.

Bientôt surgit un nouvel incident. Le pape ordonne de célébrer un office en l'honneur de Grégoire VII, le champion de la théocratie dont il résume le rôle dans la légende « Romana; vindex libcrtatis ». Cette décision indigne le clergé gallican, plus encore les Parlements qui suppriment la légende, le bref et l'office. Inquiet de ces débats, le cardinal Fleury rédige la déclaration suivante (F., I, 617).

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