‹ Les querelles religieuses & parlementaires sous Louis XVChapitre 41 sur 134 · L'INTERVENTION PARLEMENTAIRE · texte numérisé non relu

L'INTERVENTION PARLEMENTAIRE

Mais le Parlement intervint, à la fois pour les soutenir et pour défendre ses arrêts, cassés sans cesse par le conseil d'Etat, ainsi que sa compétence, abusivement réduite par des évocations continuelles. Il adressa des remontrances, même des remontrances itératives au roi. Comme il ne reçut pas de réponse favorable, l'irritation s'exagéra et le point de départ, l'affaire des avocats, fut vite oublié. Les enquêtes et les requêtes, plus jeunes, étaient les plus animées. Ils réclamaient constamment l'assemblée des chambres pour pouvoir délibérer sur les affaires politiques. Voici ce qui se passe le 31 août 173 1 :

MM. de la première des Enquêtes envoyèrent deux conseillers à toutes les chambres pour les prier d'envoyer leurs députés au cabinet des Enquêtes. Là il fut arrêté que MM. les députés se

rendraient à la Grand'Chambre pour demander l'Assemblée. Les députés partirent dans l'instant et allèrent à la Grand'Chambre demander à M. le Président l'assemblée. M. le Premier Président, ayant hésité quelque temps et prié MM. les députés de se retirer pour mettre l'affaire en délibération, MM. les députés ne se retirèrent point, et MM. des Enquêtes, voyant que leurs députés ne revenaient point et que l'heure passait, vinrent sur-le-champ prendre leur place à la Grand'Chambre... M. le P. Président eut beau représenter à MM. qu'une telle assemblée n'était point régulière, MM. des Enquêtes tinrent bon'.

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