‹ Les Questions controversées de l'histoire et de la scienceChapitre 21 sur 77 · Voir NiEBUHR, Voyage en Arabie, t. I, p. 104 et suiv · texte numérisé non relu

Voir NiEBUHR, Voyage en Arabie, t. I, p. 104 et suiv

3. PococKE, Description of the East, in-f", t. I, p. 199 ; Antes, Observations on the Manners of tlie Egyptians, p. 75 ; Abd-Allatif, Belation de l'Egypte, Note de Sacy, p. 346.

naar * ; Ehrenberg, après avoir examiné l'eau au miscroscope, en a vu la cause dans des infusoires et des plantes cryptogames. Quoi qu'il en soit de la nature de cette cause, il est certain, d'après les récentes études de M. Linant-Bey, qui a fait les recherches les plus sérieuses sur le régime des eaux de l'Egypte, que la coloration du Nil provient d'un de ses affluents.

Le fleuve n'a pas un seul affluent en Egypte. Le premier cours d'eau qu'il reçoit en remontant son cours, est à 2,787 kilomètres de la Méditerranée. Non seulement sur cette longueur les affluents manquent; mais les sources font encore défaut sur 1,202 kilomètres entre Assouan et la mer. L'air est très sec depuis Thèbes jusqu'à Berber, un peu au nord de l'Atbara. Les orages qui amènent des pluies en Abyssinie, proviennent tous de la mer des Indes. Alors les pluies tombent à torrents sur les montagnes ; puis, plus tard, à Sennaar ; ensuite à Karthoum, et enfin jusqu'à l'Atbara. Le Nil bleu est le premier affluent qui grossit ; ensuite, le Rhahad et le Dender, et enfin l' At- Ibara. Avant la pluie, le Nil bleu est limpide ; mais un de ses affluents, qui vient du sud-sud-ouest et se joint à lui au-dessus de Sennaar, à Fazoglo, charrie des eaux Tougeâtres qui communiquent cette couleur au Nil Heu ^.

La première plaie d'Egypte ne fut-elle que ce phé-

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