OsBURN, Monumental History of Égypt, t. II, p
2. « Les moiiolierons naissent et se multiplient ordinairement, dit la Bible d'ALuoLi, 1. 1, p. 294, dans les pays chauds, dans les endroits
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celle des mouches, quoique le sens précis du mot hébreu arôh soit difficile à déterminer. Ce mot signifie proprement «mélange », et nous pouvons l'entendre de toute espèce de mouches, sans distinction d'espèces. Les mouches sont un des fléaux de l'Egypte, et, lorsqu'elles abondent plus qu'à l'ordinaire, elles rendent la vie presque intolérable. « Leurs essaims sont si nombreux, dit M. Wood, que l'étranger mange des mouches, boit des mouches, respire des mouches i. » Mais ce qui les rend surtout insupportables, c'est qu'elles se posent de préférence sur les paupières et au coin de l'œil : l'humidité de cette partie du corps les y attire. Or les ophtalimes sont très fréquentes en Egypte, et il est aisé de se figurer le supplice que causent à des yeux malades ces ennuyeux insectes. Un des spectacles qui impressionnent le plus péniblement l'Européen sur les bords du Nil, c'est la multitude des enfants dont les yeux sont malades et couverts de mouches.
Une espèce de ces mouches appelées dthehab, est
litimicles, marécageiis, remplis de détritus ou de corjDS en piitréfaction. Après la retraite des eaux du Nil, et même pendant qu'elles se retirent, il y en a Ijeaucoup en Egj-pte ; et nul doute qu'en cette occasion, les amas de grenouilles mortes n'aient encore contribué à les multiplier. Mais, à la manière dont les choses se passent ici, on voit clairement que le fléau n'avait pas une cause naturelle ; ce n'était pas non plus la saison où les moustiques infestent d'ordinaire l'Egypte. »
1. « Les mouclies sont un fléaii de tous les pays cliatTds, dit la Bible d'ALLioLi, 1. 1, p. 291, et l'Egypte, après la retraite des eaux du Nil, vers le mois de septembre ou d'octobre, en est infestée. Mais la plaie des moucbes dont Moïse frappa Pharaon, arriva au mois de février ou au commencement de mars, et ce fait, considéré dans toutes ses circonstances, est évidemment miraculeux. »
longue, de couleur grise, et apparaît vers l'époque de rinondation du Nil ; elle est si pernicieuse, qu'elle peut causer par ses piqûres la mort des chameaux, si l'on néglige de soigner à temps les blessures qu'elle leur fait. Elle attaque les hommes comme les animaux.
Quelque habitués que pussent être les Egyptiens aux incommodités causées par les mouches, les souffrances que leur fit endurer la quatrième plaie furent si grandes, que le pharaon commença à proposer des co ncessions à Moïse. Il ne voulut point lui accorder cependant tout ce que ce dernier lui demandait, et il en fut puni par une épizootie qui fit périr un très grand nombre d'animaux.
L'histoire mentionne quelques épidémies de ce genre en Egypte. En 1786, la peste tua un si grand nombre de bœufs, qu'on fut obligé d'employer les buffles à leur place pour les travaux d'irrigation. Le fléau sévit de temps en temps dans le Delta avec une grande violence, et l'on est alors forcé d'aller chercher de nouveaux bœufs en Syrie ou dans les îles de l'Archipel. M ais, quelle que soit la fréquence de la maladie, elle n'est pas régulière, et ce n'est que par un miracle évid ent que Moïse put en annoncer l'apparition. « Il faut savoir, comme l'a dit avec beaucoup de raison Origène, que quoique la plupart des prodiges opérés par Moïse c outre l'Egypte ne descendissent point du ciel, ils n'en avaient pas moins manifestement Dieu pour auteur '. »
La peste des animaux n'ayant point suffi pour tou-
1. « Les épizooties, les pestes et toutes les maladies qiii attaquent les animaux otT les hommes, dit la Bible d'ALLioLi, t. I, p. 293, sont de
cher le cœur endurci des Egyptiens, Dieu les frappa eux-mêmes. Ce châtiment dut d'autant plus leur imprimer une terreur salutaire, qu'il n'est pas très commun dans la vallée du Nil. « Avec les grandes chaleurs et l'humidité qui régnent dans certaines villes pendant l'été, dit le docteur Lambert, médecin des chemins de fer et des télégraphes du gouvernement égyptien, l'on croirait que l'Egypte est un des pays les plus malsains, surtout lorsque, par l'inondation du Nil, le pays devient, pendant des mois entiers, un marécage oîi l'eau croupit pendant trois mois environ ; marécages dont les exhalaisons devraient causer des épidémies graves et des maladies d'infection générale. Mais l'expérience vient nous prouver que les émanations des eaux stagnantes, causes de tant de maladies et si meurtrières dans tous autres pays, ne peuvent avoir cette qualité en Egypte, et la raison en est simple : d'un côté, les courants des vents continus, ne trouvant pas le moindre obstacle, pas même une seule montagne
tous les tem^DS et de tous les lieux... Cependant il est vrai de dire que les pays du Levant, et en particulier l'Egypte, sur la un de l'été, sont plus exposés à ces fléaux que les contrées du Nord. Pour ce qui regarde l'Egypte en particulier, les miasmes qui s'élèvent du limon déposé par le Nil à son débordement, la mort des insectes qui périssent par essaims, peut-être aussi l'u.sage de certains fruits crus pour les hommes, et iDour les animaux un mauvais fovirrage, tout cela et bien d'autres causes tirées de l'hygiène ou du défaut de propreté, y occasionnent de fréquentes épidémies et épizooties. Mais ce n'est pas le cas de chercher dans ces maladies épidémiques la cause de la plaie de la peste, ou de celle des ulcères dont Moïse raconte ici l'origine et les effets : il est visible que, dans son récit, totites les circonstances tiennent du surnaturel et du miracle {Exode ix, 4, 7, 9-11). D'ailleiirs, ou n'était pas alors dans la saison où les épizooties et les maladies épidémiques sévissent en Egypte. »
pour empêcher leur cours, passent et emportent avec eux toute exhalaison malsaine, tout miasme ; de l'autre, deux contrées immenses, voisines de l'Egypte, embrasées et desséchées par un soleil ardent et privées tout à fait d'eau : l'Afrique et l'Arabie, couvertes de sables toutes les deux et ayant une atmosphère dont la siccité est extrême, aspirent et absorbent continuellement toute humidité, et avec elle toute exhalaison malsaine et miasmatique K »
Il est impossible de déterminer exactement quelle fut la maladie dont Dieu frappa les Egyptiens dans la sixième plaie, et qui atteignit les animaux comme les hommes. Les enchanteurs ne furent pas eux-mêmes épargnés, néanmoins l'obstination de Menephtah n'en demeura pas moins grande.
La septième plaie fut un orage affreux, où les éclairs et le tonnerre furent accompagnés d'une grosse grêle, qui causa dans les champs de très grands ravages. Cette grêle effraya d'autant plus les Egyptiens, qu'elle est plus rare dans leur pays. Personne n'en avait jamais vu d'aussi désastreuse, beaucoup sans doute n'en avaient jamais vu du tout. « Pendant un séjour de douze ans (en Egypte), dit le docteur Pruner, il n'est venu à ma connaissance qu'un seul cas de mort produit par la foudre, et encore c'était dans l'île de Rhodes. Il n'est tombé de la grêle que trois fois en été, pendant le même intervalle de temps, et elle était très peu abondante. »