Eaumee, Oeschichte der Hohenstcmf&n, t. II, p
Ayant appris qu'il était découvert, Richard acheta ■des chevaux et se hâta de partir. Sept des personnes de sa suite furent arrêtées par les ordres de Meinhard, repentant sans doute de sa générosité, et qui dépêcha Tin messager à son frère, Frédéric de Betesow (14 décembre), pour le prévenir de la présence du roi anglais. Aussitôt Frédéric chargea un chevalier normand qui était à son service de visiter chaque jour les hôtelleries et de s'assurer de la qualité des voyageurs. Ce gentilhomme découvrit Richard dans la ville de Freisach^ ; mais il ne put se décider à trahir son ancien souverain : il le conjura de prendre la fuite, lui donna son meilleur cheval, et se rendit près de Frédéric de Betesow, auquel il assura que l'on avait fait courir de faux bruits, et qu'il ne savait rien du roi d'Angleterre. Celui-ci poursuivit sa route, accompagné seulement d'un ami dévoué, Guillaume de l'Etang, et d'un page, qui savait la langue teutonique. Après avoir voyagé trois jours et trois nuits, ils arrivèrent à Espery^, dans les environs de Vienne. Le page, chargé de changer des besans contre la monnaie du pays, attira l'attention, et fut arrêté. Interrogé, il se donna pour le valet d'un riche marchand ; on lui rendit la liberté, et il se hâta d'aller avertir son maître de ce qui venait de se passer ^. Richard, pourtant, ne se décida point à continuer son voyage ; mais déjà le bruit de