‹ Les Questions controversées de l'histoire et de la scienceChapitre 32 sur 77 · Suivant Mills, seulement le 6 février · texte numérisé non relu

Suivant Mills, seulement le 6 février

Richard eut hâte de quitter l' Allemagne ; il gagna le port d'Anvers, où il s'embarqua sur la galiote d'un marchand de Normandie. Il était temps, car Henri VI, regrettant de n'avoir pas tiré de la captivité de Richard tous les avantages qu'elle aurait pu produire, pensait à s'emparer de nouveau du prince anglais.

Il règne une certaine confusion sur les diverses réunions de la diète devant laquelle fut cité Richard, et Mills nous paraît, dans son Histoire des Croisades, avoir augmenté le nombre des prisons où ce roi fut enfermé. L'historien anglais cite comme telles, après Durrenstein, un château du Tyrol, Haguenau, Worms et Spire '-. Richard, dans ses comparutions devant la diète, put être momentanément détenu dans ces diverses villes ; mais il ne semble avoir fait un séjour de quelque durée qu'à Durrenstein, et ensuite, après qu'il eut été livré à Henri VI, qu'au château de Trifels ^, où l'on conservait les joyaux et les insignes de l'Empire^ et qui s'élevait dans la Bavière rhénane, au-dessus d'AnnveiUer, à trois lieues de Landau. C'est dans la première de ces forteresses, à Durrenstein, que le dévoué Blondel parvint, dit-on, à découvrir son maître ; mais, à l'exception de trois chroniqueurs, dont nous parlerons tout à l'heure, tous les anciens historiens sont muets sur cet épisode. Il n'en est rien dit ni par Othon de Saint-Biaise, ni par Bernard le Trésorier, ni

1. Hist. des Croisades, traduite par Tiby Paris, Boulland et C", 1825, t. II, p. 325.

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