Othosis de Sancto Blasio, Chronicon, p
majores visendi gratta venerunt et diversas rerum species domino suo ohtulerunt ^
En admettant même qu'on n'eût pas su ce qu'était devenu Richard dans les premiers temps de sa captivité, il semblerait peu probable que Blondel eût pu découvrir la forteresse où son maître était détenu. De quelle difficulté n'eût pas été un long voyage dans un pays dont le trouvère devait ignorer la langue ? Comment aussi la présence de ce ménestrel n'eût-elle pas inspiré la méfiance ? comment Blondel eût-il pu se mettre en rapport avec Richard, si, comme le raconte Lingard, le roi « était entouré de gardes qui, l'épée nue, l'accompagnaient le jour, et la nuit veillaient près de son lit[? » Il y a, du reste, dans la Chronique de Reims, deux erreurs manifestes. La femme à laquelle s'adresse Blondel, lui répond qu'il y avait bien quatre ans\ qu'on gardait un prisonnier mystérieux ; or la captivité de Richard tout entière ne dura qu'un peu plus d'un an, de la fin de décembre 1192 à la fin de janvier 1194. Cette même chronique parle des négociations qui eurent lieu entre les seigneurs anglais et le duc d'Autriche ; ces négociations ne purent être entamées qu'avec l'empereur Henri VI. Enfin, il faut encore observer que la détention de Richard à Durrenstein ne put se prolonger assez pour que Blondel eût le temps de venir chercher là son seigneur captif, et qu'une fois que le roi d'Angleterre, livré à Henri VI, eut été conduit à Landau et cité devant la diète, son sort fut trop