I. Déjà. — 2. Voulut
DE Mariage. 29
maintenant. Mais je semble bien mere de sa femme; si estoie-je jeune fille quand elle estoit grande damoiselle : et n'est pas pour aise que av eue, Dieu soit loé du tout. — Quoy dca, fait-il. lessons ester ces parolles , et avisons vous et moy comment nous le ferons, et où je prendre chevance. Par Dieu, fait -il, m'amie, vous savez, bien nostre fait : si nous despendons ' maintenant ung petit d'argent que nous avons, nous serons desnuez de chevance; et s'il nous sourvient aucune chose, nous ne saurons où en recouvrer sans faire dommage du nostre. Kt si savez que nous avons i paier dedens huyt jours telle chouse et telle, ou nous serons en grant dommage. — Par Dieu , sire, dit-elle , je ne vous demande rien. Hellas! fait-elle, tant Dieu me veult grand mal quant il me mist en tel triboil ^ Je vous pri, lessés moy ester, car la teste me rompt , et vous ne sentez pas le mal que j'ay. Je conseil que nous envoions dire à noz commères que ne viennent point, car je suy trop mal dispousée. — M'amie, fait-il. elles viendront et seront bien aises. — Sire, fait-el. lessez moy ester, et en faites ce que vouldrés. >• Lors vient une des matrones qui garde la dame , et dit ainsi au proudomme : « Monsieur, ne l'ennuyez point de parler, car c'est grant péril à une femme qui a le servel vuyde, et est feble et de petite corpulance. » Lors elle tire la courtine '.
Ainsi la dame ne veult pas conclure avecques