‹ Les quinze joyes de mariage. 2. éd. Conforme au manuscrit de la bibliothèque publique de Rouen, avec les variantes des anciennes éditions, une notice bibliographique et des notesChapitre 17 sur 90 · I. Déjà. — 2. Voulut · texte numérisé non relu

I. Déjà. — 2. Voulut

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maintenant. Mais je semble bien mere de sa femme; si estoie-je jeune fille quand elle estoit grande damoiselle : et n'est pas pour aise que av eue, Dieu soit loé du tout. — Quoy dca, fait-il. lessons ester ces parolles , et avisons vous et moy comment nous le ferons, et où je prendre chevance. Par Dieu, fait -il, m'amie, vous savez, bien nostre fait : si nous despendons ' maintenant ung petit d'argent que nous avons, nous serons desnuez de chevance; et s'il nous sourvient aucune chose, nous ne saurons où en recouvrer sans faire dommage du nostre. Kt si savez que nous avons i paier dedens huyt jours telle chouse et telle, ou nous serons en grant dommage. — Par Dieu , sire, dit-elle , je ne vous demande rien. Hellas! fait-elle, tant Dieu me veult grand mal quant il me mist en tel triboil ^ Je vous pri, lessés moy ester, car la teste me rompt , et vous ne sentez pas le mal que j'ay. Je conseil que nous envoions dire à noz commères que ne viennent point, car je suy trop mal dispousée. — M'amie, fait-il. elles viendront et seront bien aises. — Sire, fait-el. lessez moy ester, et en faites ce que vouldrés. >• Lors vient une des matrones qui garde la dame , et dit ainsi au proudomme : « Monsieur, ne l'ennuyez point de parler, car c'est grant péril à une femme qui a le servel vuyde, et est feble et de petite corpulance. » Lors elle tire la courtine '.

Ainsi la dame ne veult pas conclure avecques

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