Les mêmes, avec les mêmes remarques. Ld Haye, I7î
Préface. xy
François de Rosset étoii de bonne foi lorsqu'il annonçoit la publication d'un manuscrit; seulement il se trompoit sur son âge. Le manuscrit dont il s'est servi étoit très-bon. et . mali^ré les cham^ements de style qu'il crut devoir faire , son texte est le meilleur de ceux qui ont paru jusqu'à présent, il se rapproche infiniment de celui du manuscrit, et il est presque complet. Les changements laits par de Rosset ne sont pas d';'.] Meurs aussi considérables qu'on pourroit le croire. Le prologue seul , que toutes les autres éditions donnent à peu près tel oue nous le reproduisons , a été entièrement défiguré par lui.
M. Brunet indique d'autres éditions : i'' Ljon, Claude Nourn»', 1520, in-4; 2' Lyon, Olivier Amoullct, sans date , in-4 gothique; ^^ sans luu. ni date , petit in-4 gothique de 47 feuillets à longues lignes , qui diffère de l'édition in-4 ^^^^ ^«ite dont nous avons déjà parlé. Nous n'avons pu voir ces éditions , qui contiennent peut-être des te.vies différents de ceux que nous connoissons.
Les Quinze Joyes iL mjrijgi ont été traduites en vers anglois et imprimées à Londres par Winken de Worde , 1 509 , in-4.
Dans l'édition que nous donnons au public, nous avons tâché d'établir un te.\te aussi complet , aussi correct que possible ; nous avons adopté celui du manuscrit de Rouen , dont nous possédons une copie collationnée par M. A. de Montaiglon avec le soin qu'il apporte à tous ses travaux. A l'aide des anciennes éditions, nous avons rétabli quelques passages et comblé quel-
3ues lacunes. Enfin , nous avons fait tout ce qui épendoit de nous pour rendre à ce livre sa forme
xvj Préface.
primitive. Nous donnons à la fin du volume l'indication de toutes les modifications de quelque importance que nous avons cru pouvoir nous permettre. Pour faciliter l'intelligence de quelques passages , nous avons conservé diverses notes de Le Duchat 'signées L. D.) et de l'éditeur de 1837 (édit. de i8?7), et nous en avons ajouté quelques unes. Nous serons heureux si nos soins contribuent à faire mieux connoitre un des livres les plus remarquables de notre langue, un livre qui a exercé sur notre littérature une influence incontestable , qui n'étoit pas inconnu à Rabelais et dont Molière s'est inspiré. P. J.
Le vœu que j'exprimois, en 1855, dans les quelques lignes qui précèdent , s'est réalisé plus complètement que je ne l'espérois. Us Quinze joycs Je mariage ont conquis dans la littérature une place qu'elles ne perdront plus. On peut dire qu'elles sont devenues un livre classiaue. Elles figureront désormais dans toutes les Dibliothèques, à côté de Villon, de Marot et de Rabelais.
^L^ première édition , tirée à un nombre d 'exemplaires relativement considérable , s'est placée avec rapidité. Le public en attend une nouvelle, la voici. Je n'avois rien à changer au texte , mais j'ai multiplié les notes : cet ouvrage ne s'adressant plus seulement à un cercle restreint d'érudits , il a fallu aplanir toutes les difficultés qui pourroient rebuter les lecteurs les moins versés dans la connoissance de notre ancienne littérature. J'espère y avoir réussi. P. J an net.
Paris, 3 avril 18(7.