I. A son gré, comme elle voudroit
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gart ' de son amy, qu'y a huyt jours ou plus que elle ne vit, et viendra demain tout affamé et enragé : car à l'aventure il a veillé et languy par rues et par jardins long temps, qu'ilz n'ont peu parler honnourablement ensemble; etpource, quant il pourra demain avenir, il fera merveilles, lant pour l'appétit que aussi pour la haste qu'il aura; peut-estre aussi qu'ilz seront bien à loisir ensemble, en faisant l'un à l'autre louz les plesirs que homme pourroit penser. Et sachez qu'elle fait à son amy cent chouses , et monstre des secret/, d'amours et fait pluscurs petites merencolies^ que elle n'ouseroit faire ne montrer à son inary ; et aussi son amv lui fera tous les plaisirs qu'il pourra, et lui fera moult de petites bichotleries "' où el prendra grant plesir, que nul mary ne sçauroit faire. Kt s'il le scavoit bien davant qu'il fust marié, si l'a il oublié, pource qu'il s'anonchallist* et se abestit à soy quant~ad ce; et aussi ne le vouidroit-il pas faire, car il luy sembleroit qu'il le apprenaroit à sa femme, et que elle ne le scet point. Quant la dame a amy à sa plaisance, et ilz se pouvent trouver ensemble, et est à tart , ilz se font tant de joies que nul ne le pourroit dire, tant que le fait du mary n'est rien prisé. Après lesquelz plaisirs, la dame prant autant de plesirs en l'esbat de son mary comme ung tasteur de vins d'un petit rippopé ' après ung bon hypocras ou pineau. Car quant aucunesfois celui qui a grand soif boit d'ung petit
I. En comparaison. — :. Mignardises. — }. Caresses. -4. Devient mou, indifférent.