De propos délibéré
le mal que j'ay acoustumé à avoir. — M'amie fait-,1, tournez vous devers moy. - PardTeu ' njon amy, fait-el, je suy si chaïde que S Z^hn "' V "' ^f"^ ^"""y^ ' d°™'>- ' Lors le cnauae, et il dit : o Voir' ... Mes c'est d'anlrr^ "lalad.e qu'el ne dit et qu'il ne cuide quar a paravanturesongié que elle estoit av cques son
aTouvreT" "^ 'r''''' ^°^^ '^ ^^ "o^nm la couvre bien, que le vent n'y entre pour lui fa.re boire sa sueur, et lui dit : l Nramie ^^a dés
gne. ), Lors le bon homme se lieve, à l'aventure
ue'die ^,:,7"^ chandelle et quan't il est tem's
que elle se lieve, il lui fait faire du feu • et la
dame dort à son aise, et s'en rit tout par elle Une autre fois le bon homme se veult esbatre
^oifT ''''/' ^"^ ' ^^' ^'"^ excusée p use fois, comme dessus est dit, trouvera encore manière de luy eschapper, si elle peut car eTie ne prise rien son fait /et, que qu'yen soi" bon homme en a besoing et la baise et l'aco Ile et ^Z:ionTr''' J''''^ s'il est ain
i mes it n' ' "^^^ "^^r ^"' ^'^"^ "^ '^ feissez lamés si )e ne vous en parlasse premièrement'— E comment, fait-il, ne le feriez-vous point ^- Pa mon ame, mon amy, non, je cuide que nan l4 e me semble que je en vauldroie mieux; et SI ) en eusse autant sçeu avant que je fusse mariée,
'■ F,\?"u 7''- ^'S"'''^ ordinairement aujourd'hui ^^2^. U qu elle d.t vra,. ,. (^uoi qu'il en soi/. -4.ïenni.
DE Mariag e. 45
je ne l'eusse esté jamès. — Quoy dea ? fait-il, et pourquoy vous mariastes vous doncques ? — Par ma foy, mon amy, je ne scey; je estoie jeune fille, et faisoie ce que mes père et mère me disoient (combien que à l'aventure elle en avoit bien tasté devant). — Qu'est-ce à dire ? fait-il ; je ne vous trouvay nullesfois sinon en ceste opinion; je ne scey que c'est. — Par mon ame, mon amy, si ce n'estoit vostre plaisir, je n'en vouldroye point. •> Le bon homme est bien aise de ce qu'elle dit, et dit en soy-mesmes qu'elle est ainsi froide femme, et qu'il ne luy en chault; et à l'aventure elle est femme blanche et féminine, de petite corpulence, pourquoy il le cruyt mieulx. Lors il la baise et l'accolle , et fait ce qui luy plest : et la dame, à qui il souvient d'aultre chose, voullist ' estre ailleurs, et le lesse faire et se tient pesantement , et ne se aide point ne mais ne se hobe ^ que une pierre. Et le bon homme travaille bien, qui est lourd et pesant, et ne se scet pas si bien aider comme d'aultres feroient. La dame tourne ung pou la chère ' à cousté; car ce n'est pas le bon ypocras que elle a autresfois eu , et pource li ennuyé, et lui dit : « Mon amy, vous me affoliez toute, et aussi , mon amy, vous en vauldrés moins. Le bon homme se tient le plus legierement qu'il peut , qu'il ne li face mal , et y met bien longuement; mais il en eschappeà quelque paine , et craint bien une autre fois à soy y mettre , tant pour sa paine que pour double de faire desplesir à sa dame , car il croit qu'elle n'en veult point. Si le met en telle dance qu'il croit