‹ Les quinze joyes de mariage. 2. éd. Conforme au manuscrit de la bibliothèque publique de Rouen, avec les variantes des anciennes éditions, une notice bibliographique et des notesChapitre 51 sur 90 · I . En paitculier. — 2. Je crois · texte numérisé non relu

I . En paitculier. — 2. Je crois

8o Les quinze Joyes

aussi ma mère , et ma commère telle , et mon cousin tel y viendront : je ameroye mieux le souffretage d'ailleurs'. -> Etquoy qu'elle die, s"il y a souffretté ^, le bon homme l'aura , et non pas elle.

Le bon homme pense en ce voyage, car à l'avepture il n'a pas bien ce qu'il lui fault, et est en grant soussy. Or s'approuche Quasi modo, qu'il fault partir et aller oir les oiseaulx \ et convient qu'il face finance de chevaulx •♦, selon son estât , et convient que elle ait robbe à chevaucher ^ Et à l'aventure ira ung tel gallant en la compagnie , qui lui fera plaisir et service voulentiers sur le chemin, du bien de luy et de sa courtoisie. Et aussi pourra estre que le bon homme ira avecques elle; mes s'il y va, il lui vaulsist mieulx , de quelque estât qu'il soit , qu'il demourast à l'oustel , et deust ores porter pierres à son coul touz les jours. Car peut-estre qu'il n'a point de vallet, et convient qu'il luy face plusieurs services sur les chemins; et s'il avoit vingt valiez il ne souftiroit pas; aussi ne seroit-elle pas contente s'il n'avoit paine et meschief à desmesure. Maintenent elle dit que elle a un estref <= trop long et l'autre trop court; maintenent luy fault son mantel ; maintenent le lesse ; puis dit que le cheval trote trop dur, et en est

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