PRONOMS INTERROGATIFS
Les pronoms interrogatifs du quichua sont, ou bien substantifs :
Pi , qui? quel? pour les personnes.
Ima, quoi? pour les objets inanimés et pour tout ce qui n'est pas l^homme;
OU bien adjectifs pour les personnes et les choses.
Maikan , lequel? laquelle?
Le pronom pi se retrouve exactement sous cette même forme dans l'un des rameaux les mieux connus de la langue arienne.
L'osque nous présente les formes Svei pis, pour si quis; pot pis, pour quod quis...; pis CEUS^ pour quis civis, etc. (1).
(1) Wiih respect to this lelter (ihe q) a reinarkable permutation takts place between the two languages, tbe oscan presenting the consonaDt p in words in wbich tbe latin bas ou. The following spécimen exhibits this relation between the latin and oscan orthogra]>by, as well as thaï heiweeu both of thèse languages and tbe greek :
Greok. Oscan. Latin. Greek. Oscan. Latin.
T P Qu rirrapa petora quatuor
Ti pit quid Ts pe que
To thèse are added from tbe same monuments tbe following expressions in oscan :
De même les Grecs, à côlé du mot t^, avaient les mots xoao; y tzûx; (1), analogues aux formes latines et à la forme quichua.
Quant à la forme ima, je pense qu'il faut y reconnaître
la même racine que dans le pronom sanscrit ayam,
IDAM, en latin is^ ea^ id, avec cette différence, que dans le
sanscrit cette racine exprime une afBrmation, tandis
e[u'elle rend en quichua une interrogation. Dans maikan,
J e reconnaîtrai un composé de l'interrogation ima et du
pronom démonstratif kai, dont nous avons déjà expliqué
la formation.
Dans les pages qui précèdent, je me suis efforcé de oumettre à une analyse philologique aussi rigoureuse ue possible les éléments dont se composent la gram- 'Knaaire et le dictionnaire quichua, et de montrer leurs apports directs et leur parenté étroite avec les langues jndo-européennes.
Il me reste maintenant à prouver, par Texamen des ar*aditions historiques et mythiques du Pérou, que les abitanta de l'Amérique du Sud ont avec les colons de 1 "* Europe et de l'Inde une communauté d'origine indisutable.
^<B pis» for si quis; pot pis, for quod quis dal. A similar reciprocalion of eon- Dints, as Mûller bas pointed out, between cognate dialects of seTeral well-known ngoages as between tbe irish and welsh, in tbe celtic familj of languagbs and part beiween tbe différent dialects of tbe greek. (Pricbard, Retearchet ,into pkytieal histor^ of Mankmd, t. III, p. 129.)
(I) Tbe ordinary greek form would be xo, wbicb is aiso preserred in tbe ionic
«lecty e.-g., xS<tt once, Kfi«, bow? xàrc/Mv? xàvoi, bow great? xoXot of wbat
nd? bat in tbe attic greek tbe consonant is cbanged to te, e, g ir^c, irfi(,
^rc/Mv, isé90i, icotoç In greek rlç, rivoif riç, rcv^^ some one, originally identical.
Te T for R like rivvetpti, nivrt, so tbat tbe guttural (K) of tbis proooun (kis) is
greek represeoted bj ail tbree classes of consonanls e.-g.» xâs, nûs, m Ciarke,
« Cf., p. 174-176.)