‹ Les races aryennes du PérouChapitre 21 sur 58 · PRONOMS INTERROGATIFS · texte numérisé non relu

PRONOMS INTERROGATIFS

Les pronoms interrogatifs du quichua sont, ou bien substantifs :

Pi , qui? quel? pour les personnes.

Ima, quoi? pour les objets inanimés et pour tout ce qui n'est pas l^homme;

OU bien adjectifs pour les personnes et les choses.

Maikan , lequel? laquelle?

Le pronom pi se retrouve exactement sous cette même forme dans l'un des rameaux les mieux connus de la langue arienne.

L'osque nous présente les formes Svei pis, pour si quis; pot pis, pour quod quis...; pis CEUS^ pour quis civis, etc. (1).

(1) Wiih respect to this lelter (ihe q) a reinarkable permutation takts place between the two languages, tbe oscan presenting the consonaDt p in words in wbich tbe latin bas ou. The following spécimen exhibits this relation between the latin and oscan orthogra]>by, as well as thaï heiweeu both of thèse languages and tbe greek :

Greok. Oscan. Latin. Greek. Oscan. Latin.

T P Qu rirrapa petora quatuor

Ti pit quid Ts pe que

To thèse are added from tbe same monuments tbe following expressions in oscan :

De même les Grecs, à côlé du mot t^, avaient les mots xoao; y tzûx; (1), analogues aux formes latines et à la forme quichua.

Quant à la forme ima, je pense qu'il faut y reconnaître

la même racine que dans le pronom sanscrit ayam,

IDAM, en latin is^ ea^ id, avec cette différence, que dans le

sanscrit cette racine exprime une afBrmation, tandis

e[u'elle rend en quichua une interrogation. Dans maikan,

J e reconnaîtrai un composé de l'interrogation ima et du

pronom démonstratif kai, dont nous avons déjà expliqué

la formation.

Dans les pages qui précèdent, je me suis efforcé de oumettre à une analyse philologique aussi rigoureuse ue possible les éléments dont se composent la gram- 'Knaaire et le dictionnaire quichua, et de montrer leurs apports directs et leur parenté étroite avec les langues jndo-européennes.

Il me reste maintenant à prouver, par Texamen des ar*aditions historiques et mythiques du Pérou, que les abitanta de l'Amérique du Sud ont avec les colons de 1 "* Europe et de l'Inde une communauté d'origine indisutable.

^<B pis» for si quis; pot pis, for quod quis dal. A similar reciprocalion of eon- Dints, as Mûller bas pointed out, between cognate dialects of seTeral well-known ngoages as between tbe irish and welsh, in tbe celtic familj of languagbs and part beiween tbe différent dialects of tbe greek. (Pricbard, Retearchet ,into pkytieal histor^ of Mankmd, t. III, p. 129.)

(I) Tbe ordinary greek form would be xo, wbicb is aiso preserred in tbe ionic

«lecty e.-g., xS<tt once, Kfi«, bow? xàrc/Mv? xàvoi, bow great? xoXot of wbat

nd? bat in tbe attic greek tbe consonant is cbanged to te, e, g ir^c, irfi(,

^rc/Mv, isé90i, icotoç In greek rlç, rivoif riç, rcv^^ some one, originally identical.

Te T for R like rivvetpti, nivrt, so tbat tbe guttural (K) of tbis proooun (kis) is

greek represeoted bj ail tbree classes of consonanls e.-g.» xâs, nûs, m Ciarke,

« Cf., p. 174-176.)

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