‹ Les races chevalines française et anglaisesChapitre 10 sur 90 · Voir le Cheval de selle en France, du même auteur · texte numérisé non relu

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liorcr, au début, leurs races de poneys indigènes. Ils achètent, en effet, depuis quelques années des étalons et des juments des plus fortes races de demi-sang européennes !

Le cheval oriental et un de ses dérivés, le barbe ' (ou berbère), existent depuis la plus haute antiquité. Les Romains étaient remontés en chevaux africains. Les Maures en importèrent jusqu'en Bretagne. Mais ce furent les croisés qui ramenèrent avec eux de véritables orientaux. Plus tard, l'Espagne nous fournit des andalous, lesquels étaient des barbes transformés par l'habitat ibérique, l'hygiène et le mode d'emploi, ainsi que par la sélection des étalons d'après un modèle indiqué par une mode assez persistante.

Soit dit en passant, on confond à tort le barbe — cheval africain — avec le cheval arabe asiatique dit syrien. Quant aux origines préhisto-

1. Divers auteurs assignent à l'arabe une origine aryenne et au barbe une origine mongolique. Quoi qu'il en soit, on peut actuellement considérer le barbe indigène comme un descendant de 1 arabe avec lequel il a eu tant de croisement, mais diversifié par l'habitat et une sélection presque nulle.

riques de ces deux races, on donne volontiers comme berceau à la première, non pas l'Arabie, mais le centre de l'Asie ; la seconde aurait le sien en Nubie. Quoi qu'il en soit, l'arabe et le barbe sont « deux types distincts quoique très rapprochés )) (Jacoulet) .

Jusqu'en 1876, notre cavalerie légère était remontée en barbes entiers communément appelés arabes, ce qui servit à provoquorla confusion.

Au xvii^ et jusqu'au commencement du xvni*^ siècle, le syrien était peu connu parce que le véhicule du sang oriental était le plus communément le barbe et l'andalou. Ce fut sous Colbert qu'on importa officiellement le syrien. La Pie, célèbre jument limousine de Turenne, était fille d'un de ces étalons. Le Limousin, l'Auvergne, le Midi, doivent au sang arabe, abondamment employé à l'origine, l'excellence de leur cavalerie.

Nous ne poursuivrons pas plus loin l'histoire du sang arabe en France. On la trouvera dans les ouvrages spéciaux de Houel, Gayot, Bonneval, etc.

La jumenterie nationale de Pompadour ^ et

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