EN
Etalons J"iTients saillies
Juments saillies
Nationaux. . .
Approuvés. . .
Autorisés. . .
Totaux. . .
Assurément, une augmentation de 24.000 poulinières en huit ans et de 32.402 depuis douze ans, peut ne pas paraître extraordinaire, étant donnée la modification des conditions économiques et agriculturales ; mais il faut remarquer que les Haras, dans l'esprit de la loi de 1874, se sont efforcés d'enrayer le mouvement des éleveurs de demi-sang vers le trait ; on constatera, à ce propos, que les étalons particuliers sont devenus d'autant plus nombreux que dans cer-
taines régions, les Haras, pour la raison citée ci-dessus, se sont efForcés de ne pas mettre des reproducteurs traita la disposition des éleveurs. On constatera aussi que ce chifFre d'augmentation des poulinières trait correspond à peu près à celui de la diminution des poulinières de demi-sang.
Il convient aussi de tenir compte d'un facteur trop négligé parles statisticiens hippiques, c'est celui des étalons simplement admis, étalons rouleurs faisant de nombreuses taillées. Ils sont au nombre de plus de 6.000 en ce qui concerne le trait.
On conçoit facilement qu'au point de vue économique, l'industrie chevaline exploite ce qui rapporte le plus avec le moins d'aléas. Partout, sauf dans le Midi, le cheval de trait réussit comme élevage et comme vente. Ses débouchés immédiats ou plus éloignés, sur place où à l'étranger, sont assurés. Nous sommes, en effet, arrivés à produire un type de cheval de culture et de gros trait très particulier par son poids, sa force, sa rusticité, ses allures, dont le modèle se différencie tout en conservant les mêmes qualités, selon les régions où il est