‹ Les races chevalines française et anglaisesChapitre 39 sur 90 · LES RACKS DE TRAIT FRANÇAISES · texte numérisé non relu

LES RACKS DE TRAIT FRANÇAISES

élevé, que ce soient le Boulonnais, les Ai donnes, la Normandie, la Bretagne ou la Nièvre.

L'étude de nos races de trait, de leur histoire, de leurs origines, est des plus intéressantes. Et ce n'est certes pas déchoir pour un sportsman de s'y intéresser. Ceux qu'on appelle des hommes de cheval ne sont véritablement complets que lorsqu'ils savent apprécier l'importante et utile beauté d'un cheval de trait réussi.

Un rapporteur remarqué du budget de l'agriculture, M. F. David, a dit avec raison que c'est un préjugé que de dénier la distinction aux races de trait. La distinction, en effet, « la beauté pour mieux dire, procède de la possession par n'importe quelle race des caractères transmis par une hérédité bien établie, caractères obtenus par une sélection raisonnée et répondant aux utilisations spéciales des individus de cette race ».

Pour les races de trait comme pour la race pure, l'utilité est le facteur premier et peutêtre unique de la beauté.

Il est à noter que l'élevage du trait n'est point encore menacé pratiquement par la traction mécanique. Mais on peut déjà penser théoriquement aux temps, peut-être prochains, où l'agriculture et les charrois pourront se servir économiquement du cheval vapeur... Jusqu'à présent, les frais de revient élevés des transports lourds automobiles et les frais énormes de réfection des routes qu'ils font imputer à la charge des industriels, ont causé l'échec de plusieurs tentatives faites dans ce sens. Mais une invention mécanique heureuse peut être le commencement de la ruine des éleveurs de trait.

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