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LE BOULONNAIS

Cours historique. — Le modèle. — L'aire géographique. — Les étalons de l'Etat. — Les étalons particuliers. — Nombre des poulinières. — Quelques éleveurs.

Le boulonnais est le cheval indigène des provinces extrême-nord de la France. Un cheval de même origine, modifié par le climat et 1 élevage, existe en Angleterre .

L'arabe, après les croisades, donna du sang à la race, puis l'andalou ; enfin, dès le xvni^ siècle, chacun dans leur terrain spécial d'élevage, les grands et petits boulonnais, — ces derniers excellents postiers et mareyeurs au train de 16 kilomètres à l'heure, — existaient déjà dans leur forme à peu près actuelle, beaucoup plus trotteurs que ceux d'aujourd'hui, naturellement. Ils ont, en effet, évolué vers le gros trait depuis l'apparition des chemins de fer.

Les Boulonnais sont de beaux animaux, volu-

mineux, a3^ant 1 m. 59 à 1 m. 70 de taille, car il y a le petit et le gros boulonnais, avec une tête courte, à front large, aux ganaches trop épaisses, mais aux yeux beaux. Leur dos est parfois un peu mou. Mais leur croupe est forte, double, un peu haute, un peu abattue souvent, très culottée, leurs membres larges avec de belles et basses articulations, bien que souvent leurs genoux soient renvoyés. Ils ont, sur une encolure très forte et rouée, une crinière fine et souvent double ; leur robe soyeuse et distinguée, naturellement claire, varie du blanc au gris fer. Une de leurs particularités est la finesse remarquable des tissus. Le croisement, avoué ou non, avec le belge leur donne du gros, aux dépens de la qualité, ainsi qu'un œil petit et couvert. Grâce à l'absence de lymphatisme dans les familles sélectionnées, malgré leur masse, les boulonnais ont des allures dégagées. Ce sont d'excellents chevaux pour l'agriculture et les gros transports, et nous ne voyons pas pourquoi il ne s'exporterait pas aussi bien que les percherons dont un certain nombre ne sont, paraîtil, que des boulonnais « percheronisés », assurent les éleveurs du Vimeux.

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