LES BOULONNAIS
Le cheval boulonnais proprement dit naît dans Tarrondissement de Boulogne, où il est le plus typique, et autour de Montreuil, Saint-Pol, Saint-Omer, et même Dunkerque où il devient massif. Il n'y a i)lus aucun élevage de boulonnais dans le Nord, sauf dans les arrondissements de Dunkerque et Hazebrouk, qui prolongent le Boulonnais. Mais la plupart des juments des arrondissements de Cambrai, Valencienne et Avesnes possèdent quelques courants de sang boulonnais, grâce auxquels leur production accuse plus de distinction de trempe, de finesse de tissus et d'activité que les produits similaires nés en Belgique. Les départements limitrophes jusqu'en Seine-Inférieure et Oise élèvent aussi du boulonnais plus ou moins pur.
L'Etat possède 71 étalons boulonnais, la plupart réservés au nord-est ; mais 14 sont en Normandie et 9 en Bretagne.
En 1904, les étalons de l'Etat et les étalons particuliers avaient sailli 7.961 juments ; en 1 91 1 , les mêmes catégories d'étalons n'en ont sailli que 7.688 (ne sont pas comptées ici les saillies des très nombreux étalons admis).
Notons que les étalons particuliers, sur ce nombre de saillies, s'en sont réservé plus de (3.000. Le peu de succès des étalons nationaux semble indiquer un manque d'entente des éleveurs avec les Haras.
L'Administration n'achète, en effet, tous les ans, qu'une dizaine d'étalons boulonnais dans les 3.000 à 4.000 francs. Le commerce trouve des adultes de 1.000 à L200 francs et de 1.200 à 1.500 selon la taille. C'est là la valeur des bons sujets.
Il est patent que cet élevage, malgré les efforts d'un Syndicat agricole d'où ne sont pas exclues avec assez de rigueur les influences politiques et personnelles, reste stationnaire en nombre, et qu'une crise est à la veille de se produire. En effet, le boulonnais ne s'exporte pas autant qu'il le mériterait.
Les éleveurs les plus connus sont :
M. le baron d'Herlincourt, à Eterpigny
(Pas-de-Calais) ; MM. Calais frères, à Nielles-
les-Calais (Pas-de-Calais) ; Terlingue père et
fils, à Beuvrequen (Pas-de-Calais) ; Le Gentil, à