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mer avec un chat domestique de sorte que les métis, né: dans ces circonstances, ont pu facilement revenir
au type domestique. »
D'autre paït, certains naturalistes affirmant que le chat domestique se refusent à tout accouplement et que, chez les Romains, le chat commun vivait à l’état sauvage, il parait peu probable que le chat ganté ait cons: titue l’origine de notre chat domestique. Nous ne pousser ‘+ pas plus avant cette question de descendance qui, comme on le voit, est très controversée. Elle n'’offre, du reste, au point de vue pratique, qu'une impor-
tance secondaire.
En vérité, depuis que le monde est monde, si beaucoup de variétés animales ont subi des métamorphoses, le type félin est resté presque immuable, :indépendant jusque dans son anatomie. ]l est donc fort difficile de constituer pour le chat, comme pour le chien, un arbre de famille.
Nous consacrerons néanmoins, à titre documen-
teire quelques lignes au chat sauvage.
Mœæurs. — Le chat sauvage habite les grands bois de haute futaie, surtout ceux situés dans les montagnes. Il vit solitaire et chasse la nuit. Grimpant avec une prodigieuse rapidité sur les arbres les plus élevés, il fait une guerre sans pitié à tous les petits oiseaux indistinctement. Îl attaque encore les lièvres, les lapins et sur-
tout les faisans. Quant aux souris et aux rats, il en détruit fort peu.
Ce n'est qu'accidentellement qu’il recherche les grands animaux. Cependant il est bien certain qu'il s’attsque quelquefois à des faons et à de petits chevreuils. Sur les bords des lacs et des ruisseaux, 1l épie les
poissons et les oiseaux dont il sait très bien s'emparer. Il est surtout très nuisible dans les parcs et dans les faisanderies qu'il parvient à dépeupler en fort peu de temps. Relativement à sa taille le chat sauvage est un carnassier très dangereux. Son naturel sanguinaire lui fait tuer beaucoup plus d'animaux qu'il ne peut dévorer. Aussi tous les chasseurs le détestent et le poursui-
vent aveé acharnement.
Habitat en Europe. — Le chat sauvage se renconire en Suisse, en Allemagne, en France. Il n'existe pas en Russie, en Suède et en Norvège où il est rem-
placé par le Lynx.
En France ïilest relativement rare, il se rencontre surtout dans les forêts des Vosges, du Jura, de la
Haute Marne.
Le registre des chasses royales trouvé aux Tuileries après les journées de Juillet constate qu'on n'en tua qu’un seul dans les forêts de Rambouillet, de Fontainebleau et de Compiègne, depuis la Restauration jusqu’en
En Suisse il ne se passe guère d'années sans qu’on en tue sur un point ou sur un autre. Î] en a été tué plusieurs dans le canton de Zurich parmi lesquels un mâle de 15 livres (Tschudi). Il est assez commun au dire ‘4: Brehm dans la forêt de Thuringe pour qu'on ait pu en tuer |6 en une année (12 individus adultes et un
âgé de 3 mois) en blesser un et prendre 3 petits au nid.
En hiver le chat sauvage fait quelquefois de grandes migrations et entre même dans les villages lorsque la faim le presse. Lenz nous apprend qu'en Hongrie il est beaucoup plus abondant, il passe souvent l'hiver dans les granges. On ne retrouve pas chez la chatte