‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 102 sur 375 · Fischcl, Sprachenrec/U. p. oTf · texte numérisé non relu

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2. Los Italiens redoutaient d'ailleurs i|ua 'J'ivnle la Faeullo ne lonibùt sous l'obéilicnce cléricale.

3. L'ne disposition portait cependant i[Uc les candidats au diplrmie devaient justilier de la connaissance de l'allemand.

i. Fischei, p. i"J."> (scpteiiibie l'JUi).

Il fallut déloger. Les Italiens souhaitaient l'érection de leur Université à Trieste. Mais les Slovènes et les Croates, qui détiennent Tarrière-pays triestin, protestèrent et exigèrent en compensation une Université à Ljubljana. Le problème se compliquait. En désespoir de cause, le Gouvernement sest avisé d'ofîrir à la Faculté italienne l'hospitalité de la capitale môme, à Vienne (projet déposé le 20 janvier 1909 '. Il esta présumer que cette institution nomade ne trouvera pas de sitôt son siège.

L'Université n'est qu'un symbole de l'autonomie. Ce à quoi les Italiens du Trentin aspiraient, c'est à la séparation administrative d'avec le Tirol propre: et depuis 1891, devant le rejet de leur vœu, leurs députés se sont abstenus de paraître à la Diè,te '.

1. Le débat sur co projet s'est ouvert à la Chanîbrc des Députés le 20 octobre 1911 (Stenogr. Bei'ichte, XXI" session, p. 108o suiv.). \ oir un historique de la question, p. 1175.

2. On discute les titres des Italiens du Tirol à 1 indépendance. Uidermann reconnaît qu'il serait juste et conforme à la nature de leur accorder un corps représentatif spécial ip.'2o9j. Mais ce libéralisme ne va pas jusqu'à mettre le Tirol italien, à l'égard du Tirol allemand, sur le même pied qui' le Vorarlberg : celui-ci réuni à la vérité au TLiol adminiîtrativement (sous un nirme gouverneur) possède sa Diète pcovinciale. On prétend que ce lien n'est que bureaucratique, tandis que celui des deux parties du Tirol est historique : cette conception s'opposerait de haute main à la création d'une province nouvelle!

Bidermann recourt aussi à un argument ou argutie d'ordre constitutionnel. Le Reichsrat est-il qualilié pour réviser le statut ou le ressort territorial dune province? Problème controversable que, lui, résout par l'afiirmative, mais qui entraîne des dillicultés pratiques. Peut-être la solution aurait-elle pu être trouvée dans une institution prônée déjà en 1849 et que le uiinistèr<; Cach lui-même n'avait point réprouvée, celle des assemblées île cercles (Kreistag). En 1863, un autre programme avait proposé l'institution à Trente dune section de la Diète [Landlacjs-Abtheilung] pour les pays italiens.

Plus récemment enfin, le gouvernement montra quelque velléité d'accorder aux Italiens non pas l'autonomie avec une Diète à Trente, mais une curie spéciale à la Diète d'innsbruck, sur le modèle des curies allemande et tchèque, qu'on a médité d'établir à la Diète de Bohème.

Mais une institution de ce genre doit être, selon Bidermann, particulière au Tirol méridional, zone géographique déterminée, et non au Tirol proprement italien ou roman (p. 289, 29J). Voilà où aboutit une théorie qui, s'appuyant sur quelques doctrines quasi-métaphysiques (Bluntschli, AUgem. .itaatsrechf, 4* éd., I, 90i, refuse de tenir compte de Létat d'âme de tous ces peuples, des manifestations politiques les uioins équivoques et de la nature des choses. ~

Contrti la bipartition, les Allemands ont imaginé la tripartition, en faisant un sort aux Ladius : aussi l'aire de ce dernier idiome est-elle soi-gneusement distinguée par une teinte et délimitée sur la carte de Plaun

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