‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 111 sur 375 · C'est ce que reconiiaiL Lubor Nicilcrle (p · texte numérisé non relu

C'est ce que reconiiaiL Lubor Nicilcrle (p

3. Selon Bretholz, (livre V : Das Deulsclilum in Bôhmen iind Muhren tinter den preinyslidischen Kônigen, p. o06 suiv.) la colonisation alleniamle n'aurait rnanjué que le progrès des Allemands anciens occupants du pays, et n'aurait pas le caractère adventice que lui prête la thèse ot'licielle des historiens tchèques.

4. C'est surtout au N. et au N.-E., dans la zone de colonisation l'ranconienno que cette dllFérence se laisse surprendre. (Voir la carte dans Lippert Socialgeschicitle Bôhmens in vorhussilischer Zeit, 1 Bd. Die slaviscl^e Zeit und ihre gesellschaf'llichen Sclwpf'ungen . l'rague et Vienne, 1896).

point su ni osé affronter la sylve hoi-rifique. On doit reconnaître que les bûcherons allemands exploitèrent des terres vierges sans exproprier de plus anciens occupants \ Des privilèges furent octroyés aussi aux corporations de commerçants et industriels allemands qui s'érigèrent en bourgeoisies des villes et modelèj-ent leur statut communal sur la charte, \espiegel, deMagdebourg, de Nuremberg et des cités d'Allemagne: contrepoids à Faristocratie terrienne, qiii inquiétait la royauté. C est ainsi que Prague eut son « vieux quartier » de droit souabe.

Au XIII* siècle les Allemands, s'ils n'égalent pas en nombre les Slaves en Bohème, comme en Moravie et Silésie, jouissent de la prépondérance morale et sociale. La dynastie des Pfemysl, la noblesse, le patriciat urbain se font gloire de s'allier aux familles d'Allemagne, de prendre les mœurs, les modes, la langue de ce pays ^ A la cour des Luxembourg s'ébaucha la langue de la chancellerie, la langue littéraire de l'Allemagne, le hochdeiitsch dont Luther fit la fortune ^ Charles IV, esprit de culture très large, rêva de mêler davantage encore la Bohême au mouvement intellectuel de l'Occident ; dans ce but il fonda l'Université de Prague qui n'eut lien d'exclusivement tchèque, puisqu'elle compta deux nations allemandes, une bohémienne, une polonaise où d'ailleurs les Allemands de Silésie formaient la majorité.

La civilisation allemande avait éclipsé sans doute, mais non extirpé la tradition et l'idée slaves. Celle-ci couvait et tout à coup ht explosion. La population tchèque, peu belliqueuse et très docile à ses zupan, sentit l'injustice de son sort en le comparant à celui des colons allemands,

1. Lippert a e5sa\é de déterminer cette aire du germanisme autochtone, séparée de l'aire slave par la marche forestière dont sa carte donne 1 image et dont les limites sont décrites dans le chap. i" du tome 1. Friedrich, dans le chapitre intitulé Topische y amen, a dénombré les noms allemands et tchèques des essences forestières ou plutôt des établissements qui rappellent le nom de diverses essences.

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