EMPRISE ALLEMANDE
devaient être reprises. L'Empereur Malhias approuva cette manifestation, parce qu'il en savait la vanité. L'infiltration allemande des personnes, des écrits, des produits et des mœurs, se poursuivit avec la connivence des indigènes ^ des protestants utraquistes surtout, qui allèrent étudier dans les Universités d'Allemagne et mirent ainsi la religion au service de la cause allemande'".
Mais surtout une noblesse allemande fut opposée aux féodaux indigènes, jusqu'ici maîtres du royaume. De grands domaines furent distribués à des familles allemandes, dont les Schvs^arzenberg, Mannsfeld, Aldriiigen, Oettingen. La noblesse tchèque fut dépouillée ou exilée. Ses descendants adoptèrent avec souplesse les manières et la langue de la cour. Ils laissèrent imposer l'allemand comme unique langue officielle ^
Les Allemands, pendant longtemps établis dans la lisière montagneuse oii les avaient attirés des gisements miniers, descendirent dans le bas pays, et bientôt, grâce aux efforts de germanisation poursuivis depuis Marie -Thérèse et Joseph II, il y eut une Bohême allemande cernant la Bohème tchèque \
La limite linguistique.
Depuis lors les deux nationalités se séparent de la façon la plus tranchée : elles paraissent avoir horreur de la vie en commun. Il n'y a point à vrai dire de zone mixte ^