LA ZONE ALLEMANDE
celui des Allemands de 4.480. Rauchberg fait état des minorités jusqu'à 20 p. 100 et dénombre environ 51.000 Tchèques vivant parmi la population allemande, 63 à 64.000 Allemands parmi les Tchèques ; moins de l,o p. 100 du lolal des Tchèques, moins de 3 p. 100 du total des Allemands. L*inlluence politique de ces intrus est insignifiante, et Ton se demande si le droit de ces minorités infimes mérite de provoquer un conflit d'une telle envergure et d'une telle àpreté '. Ce seul relevé décèle la répugnance que professent l'une envers l'autre les deux fractions qui se partagent le pays. Rares sont les enclaves linguistiques, rares et d'avance condamnées.
Les Allemands dessinent un cordon continu le long des frontières politiques"". Ils ont conquis par leur hibeur et leur intrépidité l'inhospitalière Forêt de Bohème dont les Slaves respectèrent les hautes croupes sombres, et trempées de marécages, lorsqu'ils s'avancèrent derrière les Marcomans'\ Défricheurs et mineurs escaladèrent le versant bavarois; mais d'autres colons furent domiciliés dans des centres urbains, si bien que les villes furent toutes organisées à l'allemande. LesHussilesdévastèrentces parages; l'émigration des Reformés les assauvagit encore; il est vrai que des catholiques allemands remplirent les vides dès le début du xviii^ siècle, et une aristocratie foncière allemande ou impériale supplanta la noblesse tchèque expropriée : les Bucquois, les Thun Hohenstein, les Hohenzollern, lesSchwarzenberg qui possèdent seuls près de 1.500 kilomètres carrés de territoire bohémien. Grâce à ces renforts s'est maintenu le « wiildler » allemand, mais non san? lutte.