‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 143 sur 375 · Dont 741 000 nationaux · texte numérisé non relu

Dont 741 000 nationaux

2. Erwin Hanslik {Kulturgrenze nnd KulturzykLus in den polnisc/ien Weslbes/iiden. Ergànzun^'slioll n» 158 zu « l'ctcrmanns Mitteilungon, d'JOT),. expose ceUc thèse, non sans subtilité ni outrance. Ci'itiijue do celte conception par Grund (Vieileljalnssciir. liir Sozial und Wirtschal'tsgeschichte VI Bd., l'J08, p. b3'J).

3. La route de l'ambre a-t-elle suivi le col que commande Glatz? Cette opinion est combattue par R. Fox. Die l'âsse der Sudeten (Forsch. zr Ueutsch. Landes-und Volksk, XlJl. 1900, p. 68 suiv.).

fiitaussi celle des invasions. Tacite signale dans ces parages la grande nation des Lugiens. dont il énumère les tribus ; or, à l'époque de Marc-Aurèle, le nom s'est éclipsé : ces Lugiens sont remplacés par les fameux Vandales. Ceux-ci au V* siècle ont évacué la contrée ; rien ne raopelle leur séjour; rien de préslave dans la toponymie, sauf peut-être les noms de l'Oder et de la Vistule '.

Au v° siècle la Silésie entière est occupée par les Slaves qui ont donné leurs appellations à tous les lieux - : les villages slaves se plantèrent d'abord dans le plat pays, villages ramassés, dont les maisons se tassent au hasard [haufendorf) ; le finage ou les soles, au lieu de s'allonger, forment bloc; le terroir fut chichement travaillé. Les fourrés des Beskides ne furent-enlamés que tard, vers le xiv® siècle; et les gorales ou montagnards polonais s'y dispersèrent en hameaux et en habitations éparses, poussant le défrichement en raies ou bandes, mais adonnés à la vie pastorale plutôt qu'à la culture ; aussi l'abreuvoir marquet-il le centre de l'agglomération. Ces montagnards se sont maintenus dans une sauvagerie farouche et une intraitable défiance à l'égard de tout ce qui vient du dehors \

Les tribus slaves de la région connurent des destinées très tourmentées. Elles passèrent tour à tour sous la sujétion des Etals qui se disputaient cette marche : le royaume de Bohème qui incorpora la Moravie, et celui de Pologne ; et les souverains allemands aussi convoitèrent ce riche champ d'exploitation : dès le début du XIII® siècle, l'avant-garde des colons allemands apparaît autour de Teschen et d'Auschwitz; et, après la trombe dévastatrice des Mongols, les équipes se succèdent. Les pays silésiens se partagent alors en duchés dont ceux d'Oppeln, de Ralibor, Teschen, Bentheim, qui s'agrègent à la Bohème sous Charles IV : la Bohême était imprégnée

1. Weinbold, Die Verbreitung und die HerJainft der Deutschen in Schlesien (Forsch. Deutsch. Landes-und Volkskunde. II, p. 16:2).

2. Adamy, Die schlesischen Ortsnamen. ihre Entstehung und Bedeutung Breslau, 1S89. Cf. Partsch, Schlesien, I, p. 338.

3. Hauslik (p. 113) raconte qu'il fut arrêté 4 fois comme espion russe, sans que les autorités locales aient été capables de lire ses pièces d'identité.

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