L UNIVERSITÉ DE PRAGUE
tchèque avec le corollaire des épreuves d'agrégation, de doctorat en celte langue \ Ni les hommes, ni les talents, ni les œuvres ne manquaient'.
Les Tchèques gémissaient que le centre intellectuel de" la Bohème, l'Université de Prague, fût un foyer de germanisme : Joseph II y avait supplanté le latin par l'allemand, et n'avait autorisé l'enseignement tchèque que pour les théologiens, futurs prêtres, elles sages-femmes. L'aristocratie bohème qui, par hostilité contre l'Empereur «éclairé » s'intéressait à l'idiome national, obtint en i793 une chaire de littérature tchèque. En 1848, les étudiants i revendiquèrent la liberté de l'enseignement dans l'un ou \ l'autre idiome. Ce vœu fut exaucé en 1866, les cours en tchèque se multiplièrent; en 1875, les facultés de droit et de philosophie étaient presque entièrement bilingues. ■ Aussi le moment parut propice pour dédoubler cette instilution hybride ; mais les Tchèques eux-mènies ne s'entendirent pas sur la réforme. Les Vieux Tchèques pour garder à l'Université son nom, son titre historique, ses revenus, préconisaient une sorte de doublure de l'Université allemande ; les Jeunes Tchèques et les Allemands mêmes se prononçaient pour deux Universités autonomes^. Mais le système autrichien a des tendresses pour les formations bâtardes : une section tchèque fut créée d'abord au sein de la Carolo-Ferdinandea (1881) 'jusqu'au jour où se dressa, tout armée, toute vibrante, la Carolo-Ferdinandea