‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 163 sur 375 · Fischel, Materialien, p. 7b suiv · texte numérisé non relu

Fischel, Materialien, p. 7b suiv

Poui' les écoles secondaires et proi'essionnellc», Ton réclamait une répartition plus équitable des crédits ut subventions, c'est-à-dire proportionnée à l'iiiiportance numérique et contributive des nationalités : les Allemands avaient jusqu'i-ci prélevé la pari du lion.

2. Sur le mouvement intellectuel des Tclièques pendant cette période voir Denis, p. o7o suiv.

3. Dans leur mémoire du 9 lévrier 1880, les députés allemands de Bohême observèrent judicieusement (l<'ischel, p. 89 suiv.) que lutraquisme créerait une source de conilits dont la science soulïrirail : que celle-ci serait mieuï servie par deux: Universités, mùme au priv de gros sacrilices pécuniaires ; ils invo(iuaient le précédent des deux Ecoles Polytechniques.

«LCcposé sur les écoles moyennes et prol'essionnclles ollre d intéressants aperçus sur le développement de l'éducation publi(]ue chez les deux nationalités. (Fischel Sprachenreclit, n" 378, p. 2i08). Cl. Rauchbci'g, Der Brsiizsland I, chap. xiv-xvi.

4. l\. Marbeau, Slaves el Tenions. Paris, 1882, ch, vi, p. 65.

bohème ou tchèque en face de la vénérable ancêtre, cinq fois séculaire ^ ; les étudiants tchèques commencèrent par malmener la jeunesse, studieuse teutonne, qui reçut en guise de consolation de leurs horions, une adresse de sympathie des commilitones d'Allemagne-.

Un autre déboire affligea les Allemands déjà douloureusement frappés. En effet, une ordonnance du 19 avril 1880,"' signée par les ministres de l'intérieur (Taaflfe) et de la justice (Stremayr , prescrivit en Bohême et en Moravie aux autorités politiques, administratives, judiciaires et communales d'employer à Tégard des administrés ou justiciables l'idiome dans lequel ceux-ci auraient engagé leurs affaires ou instances ^ Cette mesure qui pourtant était limitative, puisqu'elle laissait intact le monopole de l'allemand comme langue de service des tribunaux', provoqua une terrible émotion; les Allemands se sentirent'atteints dans leurs œuvres vives ; et aux congrès [par- /eiia^e) qu'ils tinrent à Briinn et àKarlsbad, ilsclamèrentà la persécution, comme si le germanisme était condamné : « Deutsche sind wir, s'écriait un de leurs chefs, Schmeykal, tind Deutsche vollen ivir bleiben ; wollenals solche in u?iserm Vaterlande iiicht bloss gezâhlt, sondern aucli geivogen iind geachtet u:erden. » Aussitôt le Schulvereiii entra'* en action: mais contre lui fit front la Matice skolska, aussi ardente, mais moins riche : car le Schulverein est vivifié par les sympathies sonnantes et trébuchantes de l'Allemagne; la Matice n'a pas à compter sur 1g concours du monde slave.

Les Allemands ripostèrent par une sorte de demande -^ reconventionnelle : la démarcation de circonscriptions administratives et judiciaires nouvelles, combinées de façon que chaque élément national fût maître chez lui^

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