‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 218 sur 375 · Fischel, Sprachenrerhf, n» i · texte numérisé non relu

Fischel, Sprachenrerhf, n» i

AUEKBACH. 19

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sa prérogative, au profit de l'allemand*, tout comme le polonais en Galicie. Et en 1848, l'on se lit une joie d'opposer aux Italiens, fiers de leur civilisation, cette nationalité illyrienne, ces Slaves dociles, ignorants, dévots, contrepoids à la turbulence et à l'impiété latines. Aux députés italiens d'Istrie qui réclamaient pour leur langue le monopole officiel dans toute la province, sauf un seul district, le ministre Stadion répondit de haut que les Italiens n'étaient qu'une minorité de 60.000 individus contre 150.000 Slaves et Valaques -.

Et l'illyrisme fut réhabilité. Il fut admis au môme titre que l'italien dans les tractations et pièces judiciaires 3, ce qui rendit quelque prestige au serbe et au croate jusqu'alors dédaignés ; et même le gouvernement concéda au clergé orthodoxe, non uni, le droit de tenir ses registres et ses actes en serbe et en écriture cyrillique*.

La perte de la Lombardie avait affaibli et humilié les Italiens, demeurés sujets de l'Autriche. Le gouverneur de ristrie déclara tout net au ministre de la Justice, en 1866, que l'italianisme avait abusivement envahi, grâce à la basoche, tous les organes de juridiction, que la raison d'Etat commandait le plus énergique appui à l'élément non italien'. Les prescriptions favorables au slave furent confirmées; et désormais nul ne fut plus reconnu apte à une fonction en Dalmatie s'il ne possédait à fond les langues italienne et « illyrienne »% et, par une spécification qui veut être plus exacte, « illyrienne ou dalmate »'. L'ordonnance linguistique du 30 avril 1872 régla dans cette province l'emploi des deux langues, l'italienne et la « slave » *. Celle du 26 avril 1909 consacra la supériorité

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