Jorga, p. yy
2. Ladislas Réthy, Daco-Rou mains ou Ilalo-lioumains. (Extrait de la Kevuc d'Orient et de llougrie. Budapest, 1897, 30 p.). Jorga, {Hist. des Roumains de Transylvanie, I, p. G) pi'ot'esse que les éléments Daces, Gètes, Thraces, lUyriens, l'orniant ]<• l'ond priniitil' des Roumains ont été « dénationalisés par une colonisation lente, accomplie d'abord par des paysans venus d'Italie, bien avant la conquête de Trajan ». Ces paysans se seraient expatriés pour échapper à, la misère provoquée par lextension des latifundia et de la main-d'œuvre servile.
;!. Ladislas Pic a voulu apporter à la thèse daco-roumaine la sanction (Ir l'aiilluopologic,'. 11 rencontre le tyi)e romain, celui des iiii'ilailles et des >iul|)turos, dans la population roumaine du llanat, du comitat d'.Vrad près de N'ilagos. des Monls Ijiliai' (où an peintre trouverait des modèles pour
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402 TRANSILVANIE. — LES ROUMAINS
famille romane : toute Tarmature de la langue est de frappe latine ; mais elle est masquée sous le placage slave. Les termes rudimentaires el de première et de plus grossière nécessité dérivent du latin; le slave a généreusement apporté le vocabulaire d'une culture plus raffinée et d'ordre intellectuel et sentimental. Chose plus grave : le Roumain n'est pas entré en communion religieuse avec l'Occident, sa foi le rattache à l'Orient slave. Mais en dépit de cette complexité, de l'incertitude de ses origines, la nationalité roumaine en Hongrie a — comme les autres — sa légitimité. L'on ne saurait exciper contre elle de la lenteur avec laquelle elle s'est constituée.
L'histoire des Roumains, depuis la'ciislocation de l'Empire valacho-bulgare, est peu éclatante en Hongrie et Transilvanie : ce fut un peuple de serfs agricoles et m,ilitaires, à ce dernier titre, iobaggiones castj'oru??i\ campés dans les postes des confins et parqués comme les Petchenègues (Bissènes), les Koumanes, les Tatars, les Szeklcr, pour la défense des pays de la Sainte Couronne hongroise; le nom de Romanus devint comme en Occident, synonyme de serf, comme celui de slave dégénéra en esclave ; assurément ils partageaient le sort des paysans d'autres races. Toutefois, ils trouvèrent des protecteurs naturels dans leurs knèzes, leurs chefs nationaux, dont plusieurs portèrent le titre princier ou ducal. Mais les rapports avec leurs voisins étaient pénibles : les Valaques étaient exécrés, moins à cause de leur turbulence et de leurs
Il'S ligures classiques) : taille médiocre, cheveux noirs, souvent frisés, yeux noirs et brillants, teint noir cuivré, nez aquilin. menton court, partie inférieure du visage ovale. — Dans les régions septentrionales de la Transilvanie, l'auteur observe des types romains déformés, affaiblis, avec mélange de traits daces. En plaine, le type pur est moins fréquent que dans la montagne, car il y a eu croisement avec les Slaves.
1. Cihac {Dictionnaire d'étymologie daco-romane, 2 vol. Ouvrage couronné par l Institut, Francfort, 1870-9) prononcé que l'élément latin, substance de la langue, ne forme plus qu'un cinquième du vocabulaire: le slave prédomine (II, p. 8). Cihac admet aussi les affinités thraco-illyriques des Roumains et des Albanais. Voir l'important ouvrage de Lazar Saineanu, Histoire de la philologie roumaine, Bucarest, 1892. — Cf. Dcnsusianu, ouvr. cité. Le 1" fasc. du tome II de l'ouvrage : l'honctique-Morpholofjie, a paru en 1914.