‹ Les races et les nationalités en Autriche-HongrieChapitre 64 sur 375 · Czocrnig, F, tiTl. Uaucliberg, p. loi cl cartogramuic vu · texte numérisé non relu

Czocrnig, F, tiTl. Uaucliberg, p. loi cl cartogramuic vu

D'où lui viennent de tous côtés ces enfants qu'en son sein elle n'a pas portés? Ils lui viennent d'abord des provinces allemandes d'Autriche. L'attraction de Vienne s'exerce sur un assez court rayon seulement^; elle ne pénètre guère la masse allemande de l'Empire. Mais elle draine copieusement les régions slaves septentrionales, de sorte que sur 10.000 habitants de Vienne, 1.416 sont originaires de la Basse et de la Haute-Autriche, deSalzbourg et de Styrie, tandis que 2.018 ont vu le jour en Bohême, Moravie, Silésie. Voilà le mal que dénoncent les Allemands, mal qui infecte la capitale, jusque dans ses œuvres vives. Car par les défilés des Monts de Bohême, par le sillon de la Morava débouche cette engeance des Tchèques, Moraves, Slovaques qui contamine la pureté germanique -.

Les enfants de Bohême émigrent vers Vienne depuis le cœur dos contrées tchèques et le courant qui les y entraîne est plus puissant peut-être que celui qui amène à Prague tant de leurs compatriotes ^ L'on évalue à près de 300.000 les résidents venus de Bohême à Vienne et dans les environs, — à Vienne seulement 233.000, dont 50.000 des districts allemands ou de majorité allemande et 185.000 de nationalité ou d'idiome tchèque.

Moraves et Slovaques convergent avec leurs congénères de Bohême sur la capitale, et soulignent le cercle d'inves-

1. Grund (p. 164) a délimité la zone d'influence positive — écononH({uc et sociale — de la capitale sur ses environs, par la gradation de la densité

2. On a essayé de démontrer que le nom de Vienne lui aurait été donné par une tribu tchécho-slave et remonterait au viii» siècle (Von GrienbcrgGi'f'Vinclobona Wiene: eine etijmologische , Untersuchung. Sitzungsber. Acad- Vienne, classe histor.-phil.. VIII .\btli., 1893, vol. 130). Zunkovic-(ouvr. cité p. 67) propose aussi une étymologic slave, qui signifierait « pâturage >>, sur les rives de la Wlcn. jNI. von Czerlien part de là pour contester au.x Viennois et aux Autrichiens allemands en général leur caractère germanique (Auf slavischen Spuren. Zagreb 191i, cbap. VI).

Le même von Gricnberger sans doute par résipiscence a essayé de démontrer que le nom dérive du vieux haut allemand, et signifie la « jaillissante », en rappliquant à la rivière Wicn. Mais il conclut aussi que Vienne serait une fondation Iranque et non bavaroise. iZur Kunde der ôsterreichischen Orlsna'ncm, i\Iill. Inst. Oesterr. Geschichtsl'orsch., XIX, 18'J8, p. 530),

3. Rauehbcrg. Der nationale Besilzsland in Bùhmen (Leipzig 1905), I, p. 253. m. pi. X, cartogr. 27 et 28, à confronter avec cartogr. 20 de la

pi. vm.

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